Passer au contenu principal

13:30...

… le téléphone sonne : « Est-ce que je pourrais parler à … (Fitzsou l’Ange aérien… mettons…) s’il vous plaît? »

« Oui c’est moi. »

« Oh bonjour! C’est Édith au Pavillon. Votre Père aimerait vous parler. Il s’ennuie, il n’arrête pas de parler de vous depuis tout à l’heure… »

« OH WOW! BIEN SÛR QUE JE VEUX LUI PARLER! »

Sans farce, ça devait faire presque deux ans que mon Père ne m’avait pas appelée. Pas parce que nous sommes en froid, parce qu’il n’y pensait pas, simplement. Ça arrive ces choses-là, quand on vieillit… Quand on a quatre-vingt-dix années derrière nous... Mais que là, en ce samedi après-midi bien tranquille, alors que je suis perdue dans mon Nord, il demande à l’infirmière de m’appeler… Ce fut un immense bonheur. L'un de ceux que l’on enfouit à jamais dans notre mémoire, photo précieuse d’un moment de vie…

Quand j’ai entendu sa voix, que nous avons jasé presque aussi longtemps qu’il y a quelques mois, je me suis sentie en paix… Avec lui et avec moi…

Et je me suis dit que peu importe le temps qu’il nous reste à passer ensemble, ce sera le meilleur, je le sais, je le sens…

« J’arrive dans sept jours Papa Fitzsou, sept jours… »

photo: "Quelque chose de plus grand que nous...", Montréal, 25 septembre 2011

Commentaires

clcarignan@hotmail.com a dit…
Touchant ma chère Sylvie, je lis toujours avec bonheur le récit de tes journées.
Bye Bye
Cécile
Merci pour ce coucou et ton commentaire Chère Cécile... J'aime bien savoir que même silencieuses, vous êtes toujours là, pas si loin de moi finalement...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...