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Kangiqsualujjuaq



À peine quelques minutes après le décollage ce matin, je me tordais le cou pour tenter de suivre les rues, reconnaître les maisons, les chemins gravelés s’enfonçant vers le Sud ou s’avançant vers le Nord...

Repérer la Marina, le vieux Fort Chimo…
Puis les nuages voilèrent en partie le paysage, mais heureusement notre « Commandante » décida de voler à basse altitude, ce qui nous permit de le garder en vue.
Curieusement, et bien que je n’en sois pas à ma première promenade en avion (!), je ressentais tout au fond de moi, l’exaltation de découvrir de nouveaux horizons…
Encore une fois, le Nunavik s’ouvrait un peu plus à moi et m’offrait sans retenue, ses rochers aux teintes de rouille défilant sous le ventre du Twin-Otter (C-FAYI... il me semble…)
À mi-vol, la mer se déroula tel un long tapis d’un bleu acier tout en créant un drôle de contraste avec la roue du train d’atterrissage que j’apercevais par le hublot…
Petit frisson…

Finalement, j’ai découvert le village reposant entre les montagnes, tel un diamant dans son écrin. Et malgré la grisaille du temps et le manque de neige (selon un Inuk rencontré à l’épicerie Co-op), c’est d’une très belle communauté pleine de ressources dont j’ai fait la connaissance aujourd’hui...

Et demain est un autre jour…

photo: "Rencontrez...", Kangiqsualujjuaq, octobre 2011

Commentaires

Le factotum a dit…
Vous êtes aller faire un tour à "Georges", le paradis de l'omble de l'Arctique ...
Bonne journée!
Oh! Je l'ignorais... Mais de toute façon, je compte m'y installer un jour!... ;-)
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...