Passer au contenu principal

Douce folie...

L’après-midi se déroulait somme toute adéquatement, malgré les problèmes d’utilisation de la ligne téléphonique, surchargée par les innombrables et incessants appels pour des rendez-vous concernant le vaccin contre la grippe A (H1N1) (si les gens ont des difficultés à obtenir les lignes, nous en éprouvons également à en avoir pour faire notre travail!).

Paraît que les agentes administratives répondent en moyenne à 1,500 appels par jour! À ce rythme, tout habitant de la MRC de l’Abitibi Est devrait avoir son rendez-vous d’ici la prochaine semaine!

Ne désespérez donc pas!

Lorsque je levai la tête de mes dossiers, mon regard se porta vers la fenêtre placée à ma droite. Ce que j’y vis me laissa pantoise: du ciel descendaient lentement, de minuscules flocons blancs...

Par milliers, que dis-je, par millions de milliers, des cristaux infiniment petits, tourbillonnaient allègrement dans un ciel gris blanc...

Douceurs éphémères, folles virevoltes ...

À l’image de ma vie...

Ils formaient ce genre de voilage opaque de transparence... Mini blizzard dénaturé...

Ça ne dura qu’un bref instant, le temps de me retourner, de vaquer à quelques tâches puis... Plus rien qu’un soleil étincelant, vainqueur, émouvant...

Comme j’aime ces brusques passages de folie de Dame Nature... Rappel de sa force, de sa hiérarchie dans l’Univers Infini...

À peine quelques minutes plus tard, j’étais confortablement assise sur la chaise de ma Capillicultrice Préférée: dans la zénitude de son salon, elle déposa de la couleur, parcimonieusement, sur mes bouclettes...

Selon vous, je suis maintenant un ange aux boucles blondes ou chocolat?...

Commentaires

Sally Fée a dit…
Hum??? Chocolat.

:O)

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...