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À ce rythme…



« … j’aurais tôt fait de manquer de papier! J’avais rapidement glissé avant le départ de la maison, un rouleau de quelques feuilles (8 précisément ) car j’avais réalisé trop tard, que je partais sans cahier d’écriture.
 
Seulement le premier matin après mon arrivée à Sarasota, j’en avais déjà griffonné cinq côtés. Trouver où acheter un cahier deviendrait vite un objectif de marche!!!... »

Mais voilà plutôt ce que me réservait la Vie… J’écrivis…

« … À ce rythme, j’en aurai assez! Nous sommes lundi. Je n’ai pas écrit hier, ni cette nuit alors qu’une pollakiurie se déchaînait dans mon corps. Depuis hier, ou plutôt samedi, j’ai la « tourista-urinaire »!!! Une infection…

J’avais quand même osé me rendre dimanche, en fin d’après-midi, au petit café internet situé à environ dix minutes de marche de l’endroit où je lézarde. Malheureusement, pour je ne sais quelle raison, ma tablette avait catégoriquement refusé de faire parvenir de mes nouvelles au Canada. 

Alors tant qu’à être « osée » (j'avais 90 minutes d'autonomie sans avoir besoin d'une toilette), j’ai poussé ma marche jusqu’à la baie, tout au bout de Mecca Street. J’y ai trouvé des balançoires. Je me suis laissée bercer par l’une d’elles. Comme quand j’étais enfant… Adolescente… Adulte!!! 

Je suis revenue en longeant Tamiami* jusqu’à University**. Décidément ici, prendre la peine de traverser aux signaux à piétons n’est pas un luxe! Il y a vraiment beaucoup de trafic… 

Tout en déambulant, j’essayais de réfléchir à une solution sensée pour régler ce qui commençait drôlement à envahir mon quotidien Floridien. 

Est-ce que me rouler en boule dans un coin suffirait???...»

*grand boulevard qui traverse Sarasota du nord au sud
** autre grande artère de Sarasota
"Et si c'était ça le bonheur?"(Francine Ruel), Sarasota, avril 2015

Commentaires

Zoreilles a dit…
Ah non, pas une infection urinaire... en vacances?
Ben oui M'dame Zoreilles... comme tu l'écris si bien...
Des choses qui m'arrivent à l'occasion...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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