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L'art d'écouter un DVD



« … Je n’ai pas pris la peine de regarder quelle heure il était quand je me suis enfin assise devant la télé avec un verre de vin et un demi-sandwich fromage-épinards. Je décidai de glisser un DVD dans le lecteur pendant que je prendrais mon frugal (et tardif) repas.

... Cinquième frisson : impossible de faire apparaître le film. J’avais les trois (3!!!) manettes dans les mains (et ceux qui me connaissent très bien, savent que même juste avec une (1!!!) j’ai de la misère!). Après de longues minutes à me servir de mon cerveau-démuni-face-à-l’électronique, je vis enfin apparaître l’acteur principal à l’écran (Nick Nolte dans « The Prince of Tides »

Ouf! Je l’échappais belle! Aurais-je survécu une semaine, seule dans cet appartement sans service de télévision, ni internet, ni téléphone et sans voiture pour les déplacements? Ça avait une étrange petite ressemblance avec les séjours au SylÉmi, nouveau décor et doux Temps en sus!

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Je me réveillai en sursaut. Le film jouait toujours. Probablement usée de fatigue (la nuit précédente n’avait pas été de tout repos et ajoutez à cela les déplacements…), j’étais tout simplement tombée d’épuisement. 

Je gravis les marches vers le deuxième étage et poursuivis une nuit sans souvenance de rêves… »
"Les trois mousquetaires", Sarasota, avril 2015

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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