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Comme ça en passant…



De bon matin, j’étais à écrire un p’tit bonjour à ma Bonne Amie G en même temps que je lui faisais suivre un lien projetmtl@medecinsdumonde.ca à diffuser auprès des médecins et infirmières du CLSC où elle travaille (et où j’ai travaillé pendant 22 ans!) quand tout à coup, j’ai gelé sur le genre du mot «  été »... 

Drôle de mot pour buter n’est-ce pas?
 
Était-ce un signe que je devais pour une fois, pousser ma curiosité plus loin et aller voir ce qui se cachait sous cet assemblage de lettres? Peut-être… La seule chose que je peux vous dire, c’est que j’ai répondu à ce secret appel et j’ai découvert…

… qu'en plus des traditionnelles définitions que nous connaissons tous et que Larousse se plaît encore à publier dans ses énormes briques de savoir linguistique*, j’y ai lu ces quelques mots : « Littéraire : Période de la pleine maturité de quelque chose »  

J’en demeurai sidérée !

C’était le matin où je savais mon Grand au Yukon, en partance pour Elliot Lake d’où il se lancerait en canot s’il vous plaît, avec 5 autres compagnons de fortune dans une folle traversée Yukon-Alaska. Mille cinq cent kilomètres de rivière à pagayer, des oiseaux de proie à recenser, des images à immortaliser. 

Mais je radote…

Je pensai aussi à ma Douceur ma Belle, exemple flagrant de ténacité, de courage, de détermination et de discipline, inscrite à cinq cours d’été dans le but de terminer son BAC en gestion des ressources humaines en décembre. Point de vacances pour elle, que la poursuite du but qu’elle s’est fixée il y a déjà deux ans de cela…

Finalement, j’eus également une pensée pour Moi… Et oui, pour Moi qui est au Nunavik depuis maintenant trois années et demie, qui se lève avec encore plus de passion que le premier jour de son arrivée en novembre 2009 (évidemment, cela va de soi !), qui prend le temps de dresser son plan de match quotidien en sirotant un café et en laissant quelques secondes, ses yeux flotter sur la prière du matin de St-François d’Assise, scotchtée juste au-dessus de son écran… 

Secondes de méditation sur ce que devrait être la vie, sa vie…

C’est là, que j’ai assimilé le vrais sens du mot « été »: pleine maturité de quelque chose…  C’est là que j’ai réalisé l’ampleur de l’épanouissement vers lequel la vie avait porté mes pas ces dernières années. 

Et ça, ce fut la plus tangible constatation matinale que je pus faire en ce matin de juillet…

* Saison qui suit le printemps et précède l'automne (du solstice de juin [21 ou 22] à l'équinoxe de septembre [22 ou 23], dans l'hémisphère Nord).

* celle-ci, encore plus invraisemblable : « Période de chaleur correspondant dans les climats tempérés à la saison de l'été : Nous n'avons pas eu d'été cette année. » (c’est vraiment écrit cela !!!)

p.s. pour voir où sont rendus les gars...

http://fms.ws/ClRnP/64.49530N/135.57394W

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