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Histoire en Ils majeur : chapitre du 21 janvier, le dernier…



Épilogue 
 
C’est ici que se perdît le « Ils » et que le « Elle », seule,  poursuivît la route…

Jour de la fin, fin d’un rêve rêvé éveillé… Ou le réveil sur un rêve qui s’achevait?… « À quoi bon rêver » se disait-elle, « si de toute façon au réveil, il ne reste plus rien?... » 

C’était triste mais comme ça!... L’histoire du Sud était maintenant dépassée, du passé, l’attendait le présent et le temps à venir, avenir à passer… À vivre… L’attendait  aussi le Nord… Pas le Moyen ni le P’tit, le Nord, point… Celui de son Abitibi…

Maintenant qu’elle ne voyait plus à qui rêver, elle irait faire le plein de blancheurs et de givres, sillonner les routes glacées pour figer sa peine. Peut-être réchaufferaient-elles son cœur, en partie égaré sur une plage de poudre blanche?…

Ainsi allait la vie, sa vie…

p.s. Elle avait réservé un vol pour Vald’Or en quatrième vitesse et à gros prix,  ce lundi avant-midi. Alors qu’elle attendait l’embarquement, porte 27, et qu’elle jasait au téléphone avec sa Bonne Fée, on annonça un vol. Comme une automate, elle raccrocha, se leva et se dirigea vers l’employée du comptoir d’Air Jazz. Cette dernière regarda sa carte d’embarquement et son passeport. Elle passa la porte menant au tarmac. Dans l’avion, l’agente de bord détacha la portion habituelle de sa carte d’embarquement. Elle choisit la dernière place à droite, tout au fond de la cabine. 
Les moteurs tournaient, l’agente de bord en était à son troisième recomptage des passagers. Soudainement, le commandant éteignit les moteurs. Un homme bardé de son dossard vert fluo monta à  bord et commença à vérifier l’identité de tous et chacun. Elle fut la dernière.
« Madame, vous avez votre carte d’embarquement? »
« Bien sûr » lui répondit-elle. Et de sortir sa carte…
« Madame ce vol va vers Rouyn. »
« Mais non, moi je vais à Vald’Or. »
« Vous n’êtes pas dans le bon appareil. »
Elle n’y comprenait rien si ce n’était, qu’elle n’avait définitivement pas sa place à bord de ce vol… Elle suivit son guide, penaude et honteuse et regagna la salle où attendaient patiemment les passagers du prochain vol vers Vald’Or…
Plutôt que d’embarquer à la porte 27, elle avait suivi, comme brebis égarée, la gang de la porte 28. Elle avait ainsi retardé sans le faire exprès, le vol vers Rouyn. Après s’être confondue en excuses, haut et fort, elle s’assit sagement et attendit… la suite de sa vie…

Commentaires

Zoreilles a dit…
T'as passé proche de venir à Rouyn!

Et la photo est magnifique, est-ce ta silhouette qu'on voit dans le soleil couchant?

Tu as de la peine que ce rêve se termine, changer ton « ils » pour un « elle ». Je peux comprendre...
Il se pourrait bien qu'à mon prochain voyage je le prenne pour le vrai ce vol! C'est plus près pour ma Douceur ma Belle!
Tout dépendra du prix mais à la lueur de mes recherches ce matin, ça semble être la même chose...
À suivre...
C'est ma silhouette que l'on voit, effectivement...
Le 17 février dernier, une Amie Inuk a partagé cette pensée sur FB:

"Sometimes... we must be hurt in order to grow, we must fail in order to know, we must lose in order to gain. Because some lessons in life are best learned through pain. "

Disons que je suis à apprendre...