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Histoire en Ils majeur : chapitre du 20 janvier



Au revoir et démesure…
 
Elle était maintenant confortablement installée à l'intérieur de l’appareil, un Boeing 737, qui la rapprocherait de chez-elle. Elle s’y sentait aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau. 

Tiens, tiens!... Allez savoir pourquoi !

Levée tôt vers les six heures, ses bagages étaient depuis la veille, posés au pied de l’escalier aux marches recouvertes d'un tapis crème. Après avoir réglé les dernières petites tâches usuelles pour la fermeture de la maison, ils prirent la route vers Tampa. Immédiatement en quittant Sarasota ce matin-là, ils arrivèrent sur les lieux d’un indicible accident, ayant probablement fauché des vies... La vue de l’amas de ferraille enroulé autour d’un poteau planté le long d'une tranquille avenue, lui avait laissé un goût de tristesse dans le fond de la gorge. Comme ça… un dimanche matin… Elle se demandait si il-elle ou ils-elles, s’en étaient sortis…

Elle laissa ses pensées s’envoler par le petit hublot… Ils amorçaient déjà la descente. Elle sentait le changement de pression dans ses oreilles. Par dehors, elle voyait une autre partie de cet immense monde qu’elle sentait s’ouvrir à elle, tranquillement… À son âge, il était bien temps! Après Charlotte, il y aurait Montréal, puis l’Abitibi… 

Ainsi volait sa vie…

13pm  Aérogare de Charlotte, Caroline du Nord. 
Ils étaient en attente du vol qui les porterait jusqu'à Montréal. Elle posait un regard sur l'aménagement des lieux comme on le ferait pour une œuvre d'art. Comme c’était beau! De grands dômes dotés d’une architecture métallique surplombaient la place centrale. Le soleil entrait à profusion, poussant de ses rayons, la taciturnité des Êtres. Partout, partout… des chaises berçantes blanches, pratiquement toutes occupées par des passagers aux destins clandestins, des commandants et agents de bord se côtoyant dans un même lent mouvement… En bruit de fond, une Emily Roland qui poussait son talent sur un piano à queue, accompagnant de ses mélodies, les courses effrénées des voyageurs… 

Elle se sentait si loin et si près tout à la fois, de cette vie virevoltante qu’était le monde de l’aviation…




Commentaires

Zoreilles a dit…
Très facile de rêvasser avec toi dans ces décors fabuleux. Et que dire de ce coucher de soleil?
Il y en a eu un pis un autre je te jure!
J'ai juste pas réalisé mon rêve d'en regarder un, confortablement installée, en sirotant un verre de vin, enroulée dans une doudoune aux côtés de...
Hum...

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