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Histoire en Ils majeur : chapitre du 12 janvier



Soleil, lecture, écriture, sable chaud… Elle était prête à laisser sa vie se résumer ainsi pour une portion d’éternité. Elle n’en finissait plus d’aspirer la chaleur par tous les pores de sa peau et de la laisser fuir en d’infinitésimales particules d’eau. 
 
La vraie vie?... Comme si elle n’avait rien de plus à dire ni à penser…

Elle voyait les jours s’effacer les uns devant les autres. Elle se souvenait avoir pris la résolution en début d’année de focusser sur le « à moitié plein » plutôt que le « à moitié vide ». Dans sa tête donc, il restait un peu plus qu’une belle grosse semaine de bon temps, droit devant. Voir ce qui était à venir, non ce qui fuyait…

Ce jour, ils avaient flâné tout le long du port de SARASOTA, s’arrêtant pour admirer les gros bateaux, certains stationnés pour l’hiver. Comme si on pouvait parler d’hiver ici…

Au début de la promenade, une gigantesque sculpture en aluminium haute de vingt-cinq pieds narguait les passants de son histoire. Interpellée par le costume, elle fit sienne le récit. Elle se posta près de Celle qui avait fait la une de tous les journaux américains à l’époque de la fin de la deuxième guerre mondiale, le 14 août 1945, pour être, bouquet de roses à la main, venue accueillir comme des milliers d’autres personnes les valeureux revenant des champs de bataille. L’infirmière fut l’otage d’un marin américain, qui la surprit d’un long baiser aux vues et aux sues de la foule amassée… Le « Unconditional Surrender » du sculpteur J. Seward Johnson naîtrait à partir de la photo d’Alfred Eisenstaedt . Elle illustre le V-J  Day (Victory over Japan day) maintenant souligné le 2 septembre de chaque année...

Sans savoir pourquoi, elle aurait préféré que la sculpture soit inspirée par la photo de Victor Jorgensen et sa « Kissing the War Goodbye »…

Pouvait-elle avoir histoire plus romantique? Elle verrait demain


Commentaires

matin d'automne a dit…
Je ne connaissais pas cette histoire, cette sculpture.... Les voyages forment la jeunesse. Merci de la partager.
Zoreilles a dit…
Moi non plus, je ne connaissais pas cette histoire, c'est fou tout ce qu'on découvre en voyage!

Focusser sur le temps qui reste et non pas celui qui fuit... Ouf, méchant contrat à signer, mais j'ai le goût de m'embarquer là-dedans, ça fait tout chaud dans mon coeur, cette réflexion-là.
Matin d'automne... il aura fallu que Quelqu'un me fasse lui-même connaître l'histoire afin que je puisse vous la partager à mon tour...

Zoreilles... nous sommes vraiment dûes pour une tarte aux pommes nous deux!!!!...

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Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)