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Quand ça tombe presque du ciel…



Février, mars, avril : une période abrutissante au bureau. C’est la fin de l’année financière avec sa ribambelle d’étapes passant de la reddition de comptes à l’équilibre budgétaire, jusqu’aux achats de dernière minute… Parfois j’ai l’impression de gérer une petite entreprise… captive à l’intérieur d’une grosse! Ça me demande de la concentration, beaucoup de concentration… 
 
Malheureusement, l’environnement physique se prête plus ou moins à cela. Nous travaillons à plusieurs dans le même cubicule, et tous sont ouverts « au grand public ». J’ai eu beau tout essayer : les bouchons dans les oreilles enfoncés jusque dans le gorgoton; les écouteurs avec mon répertoire i-pod « musique pour rêver » (c’est assez mollo…) ou encore rien du tout, des p’tits bouts… 

Malgré tout... ça reste difficile. Depuis le début de la semaine, que je m’affaire à relancer mes collaborateurs, que je cours après les factures, que je calcule… 

Hier après-midi, alors que je me trouvais dans un état de concentration quasi pontifical, soudainement on me tapa sur l’épaule. Je levai brusquement la tête pour apercevoir Collègue N, le sourire un peu mitigé pour ne pas dire un peu figé, tenant une copie du courriel que j’avais envoyé la veille, à certains Hauts Dirigeants et Collaborateurs du Centre de Santé de la place.

Mon cœur a sauté un battement… La frousse d’avoir commis une bévue s’est emparée de moi à la vitesse d’une aurore boréale s’enfuyant après avoir fait un mauvais coup… (?) Qu'est-ce que j'écris là?...

« Je voulais te dire… » commença-t-elle, « … que le Directeur des finances a pris connaissance de ton message et que… »

… Ce n’est pas vrai là, on aurait dit qu’elle le faisait exprès…

« … il a dit « Cette fille-là, elle travaille-tu assez bien!... »… puis je tenais à venir te le dire… » finit-elle avec un sourire qui n’était plus ni figé, ni mitigé mais plutôt franc et sincère.

« Ah ma Tabarouette ! Tu m’as fait peur! » lui dis-je.

« Je sais, c’était pour rire... Je tenais absolument à te partager son commentaire… » répliqua-t-elle.

Et moi de me lever et de la serrer dans mes bras. Parce que une tape sur l’épaule de ce genre, qui nous tombe comme ça, presque du ciel, ça n’arrive pas souvent pis ça fait du bien en… tabarouette!...

... Aujourd’hui le « budget » n’aura plus... qu’à bien se tenir!...

Commentaires

matin d'automne a dit…
Bravo à toi qui travaille avec tout son cœur. Mais bravo aussi à ta collègue N qui aurait pu garder pour elle ce commentaire et te priver de ce plaisir. Et bon courage pour terminer cette année financière et débuter la prochaine.

Je t'imagine dans ton cuticule. Prends-tu le temps de boire un bon thé de temps à autre?
Sans problème... il y a toujours ma grande tasse bleue qui m'accompagne, te souviens-tu? Elle a un ange imprimé sur l'un des côtés et le fameux "Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent à se rappeler plus comment voler."
Cadeau de ma Bonne Amie G dès la première année de ma présence à Kuujjuaq, elle me suit depuis ce temps...
Bonne journée à toi Matin d'automne! xoxoxo
Je suis également très fière de toi et de ta collègue, oui, le petit velours, ça fait du bien. Je suis très heureuse que la tasse que je t'avais offerte continue de t'accompagner; ainsi, peut-être que tu penses à moi de temps à autre? ;-) Et le budget se tiendra bien droit comme le majestueux arbre sur ta photo. Et, oui, le velours fait du bien, mais sois convaincue de ton bon travail et de la très bonne personne que tu es, avec tout plein de qualités et de potentiel!!! xoxoxo
Toujours pas très loin de toi Bonne Amie G, que ce soit avec tes bons mots ou justement cette tasse qui me va si bien ;-)
Le pire c'est qu'en toute modestie, je le sais que je fais du bon travail(;-)...) mais de ce le faire dire ça augmente encore l'estime de soi non?...
Bon vendredi de congé à toi! xoxoxo

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