Passer au contenu principal

Histoire en « Elle » majeur : chapitre du 23 janvier



« Fais comme l’oiseau, ça vit d’air pur et d’eau fraîche un oiseau; d’un peu de chasse et de pêche un oiseau; mais jamais rien ne l’empêche l’oiseau, d’aller plus haut… »*
 
C’est ce qui jouait à la radio alors qu’elle empruntait le chemin glacé traversant la campagne de Ste-Gertrude de Manneville pour se rendre en ville. Il faisait un froid marmoréen** dans son Abitibi natal. Petit Escape roulait, engoncé tel un bloc de glace. L’hiver soufflait sur la région, sa froidure d’un janvier tirant à sa fin. Pour elle ça ne faisait pas de différence car dans deux jours, elle retournerait vers le Sud le temps d’un week-end avant de s’envoler vers un Kuujjuaq apparemment plus chaud…

Elle ne se faisait pas d’illusions sur ce dernier point

Elle avait un dernier rendez-vous à l’hôpital cet avant-midi. Elle se disait que cela faisait partie de la routine de vivre au Nord que de profiter des sorties annuelles pour s’assurer que le corps n’en profitait pas pendant ce temps, pour se défiler vers une quelconque maladie. En ce qui la concernait, il semblait tenir le coup d’un bout à l’autre… Mais pour ne pas prendre de chances, elle avait quand même fait une réserve de câlins et d’amitiés : un dîner avec Tweety, un souper avec sa Bonne Amie G et son J-M Chéri et précédemment, un après-midi, coincée sur une causeuse entre un Papa Fitzsou et une Dame C, qui pendant qu’elle leur tenait la main, en profitèrent pour fermer les yeux, rassurés d’être aux côtés d’un Ange (!)…

M’enfin…

Elle était au chaud entre les deux et le contact de leurs mains dans les siennes, la ramenait à l’essentiel de la vie : chaleur, douceur, réconfort… Elle aurait bien filé plusieurs heures ainsi mais ce n’était qu’une trêve. Il avait fallu qu’elle se décide à se lever pour continuer de vivre ce qui n’attendait qu’elle…

Une prochaine fois, peut-être que l’effet perdurerait…

** … ce pourrait bien être encore plus froid que « sibérien »!...



Commentaires

Pour les câlins, les bisous et l'amitié, sache que ce sera toujours "bar ouvert" au Lac Davy chez ta Bonne Amie G et son J.-M. chéri, bienvenue à toi en toutes saisons!!!! xoxoxo
Merci Bonne Amie G... c'est bien noté et depuis belle lurette!!!!
Prochaine descente: Pâques!
xoxoxo
Zoreilles a dit…
La chaleur douce et enveloppante de tes zamours et de tes zamitiés contrastent joliment avec ta photo où l'on perçoit le froid glacial!

Il me semble que la trève fut trop courte...

;o)
Trop courte tu dis? Oui, beaucoup trop courte.
À Pâques ce sera différent, je prendrai le Temps...

Messages les plus consultés de ce blogue

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)