Passer au contenu principal

Histoire en Ils majeur : chapitre du 17 janvier



Oulàlà! Ça flyait, ça flyait! Elle aimait autant mieux pas y penser!... 
 
Temps pluvieux aujourd’hui qui venait un peu bouleverser le programme de la journée. Mais encore : jamais elle ne croirait qu'elle ne trouverait pas de quoi s’occuper, ne serait-ce que du temps pour terminer la lecture du troisième roman glissé subrepticement dans ses bagages en partant de Kuujjuaq… 

Kuujjuaq, ça sonnait drôle ce nom de village ici…

Un p’tit tour à l’extérieur la ramena à une infime partie de la réalité qui l’attendait d’ici quelques jours… Un retour au bercail dans le froid Abitibien avant de retrouver celui Sibérien du Nunavik! Entre les deux, son cœur balançait toujours… Elle verrait bien

Ce jour, la mer était victime d’un « red tide », sorte de déchaînement naturel d’algues qui laissaient des centaines de cadavres… de poissons sur ses berges. L’odeur pestilentielle agressait les narines, irritait la gorge et entraînait une toux sèche… chez les humains! Imaginez chez les pauvres poissons!... Le vent s’en mêlait et faisait jouer les vagues à saute-mouton. Les plages étaient désertes, la température chutait...

Point de baignade aujourd’hui, que promenades et magasin-ange, adaptation aux éléments obligeait… Demain?

Ils sauraient voir...


Commentaires

Zoreilles a dit…
Oh la la, la mer a changé d'humeur!

Je ne connaissais pas ce phénomène « red tide », ça n'a pas l'air tentant ni pour les humains ni pour les poissons...
C'est un phénomène naturel qui se produit par intervalles irrégulières. Cela faisait 5 ans qu'ils n'avaient pas vu cela sur les plages de Sarasota. Et le "lifeguard" expliqua que ça pouvait durer entre quelques jours et quelques mois. Tu imagines quand tu as prévu prendre des vacances pour flâner sur la plage... le cas de le dire que les plans tombent à l'eau!...
Zoreilles a dit…
Ça ne doit pas être drôle... Et moi, j'ai une vision très romantique et très idéalisée de la mer, je tomberais de haut!

Le phénomène est peut-être propre à cet endroit? Je n'ai jamais entendu parler de ça aux Îles ni sur les plages où se tiennent les touristes en général, en Floride, à Cuba, etc...
J'ignore si c'est spécifique au Golfe du Mexique ou non... J'essaierai de me renseigner...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...