Passer au contenu principal

Souvenirs de Chine



J’ai eu envie de greffer un « sans commentaire » aux photos. Mais je vous dois bien quelques explications…

Les Trekkeurs eux, se souviendront… Voilà…

Inutile de vous dire qu’en Chine on mange avec des baguettes. Tout le monde sait ça, moi compris! Mais savoir et savoir utiliser sont deux choses bien différentes. Je l’ai appris à mes dépens.

Premièrement, c’est en Chine que je me suis aperçue que j’avais un très lourd handicap : je fus totalement, irrémédiablement, indubitablement, incapable d’utiliser correctement ces fichus bouts de bois! La coordination n’y était pas et la rigidité de mon index et de mon majeur ne se pliaient pas, mais pas du tout, à ce jeu de baguettes…

Alors soit…

Pendant dix jours, j’ai vécu avec mon impotence, me débrouillant tant bien que mal pour porter à mes lèvres, suffisamment de nourriture pour me sustenter le temps de l’expé…

Ça a marché!

Ce soir, en mal de « p’tite folie de la journée » et pour faire honneur à mon plat insipide de pois chiches et légumes sautés, je décidai de sortir de leur étui, ces bâtonnets rapportés de Chine…

Je me suis amusée. J’ai bien dû prendre un bon quinze minutes pour ingurgiter l’assiettée. Mais le plus drôle, c’est quand, pour répondre à ma dent sucrée, je sortis fromage et confitures du frigo, je m’aperçus qu’elles étaient… aux « fraises et cinq épices chinoises ».

Et ça, ça n’arrive qu’aux Anges!...

photos:
"Insipidité", Kuujjuaq, juin 2011
"Cher Simon", Kuujjuaq, juin 2011



Commentaires

Le factotum a dit…
"et la rigidité de mon index et de mon majeur ne se pliaient pas,"

Alors essayez la manière "Inuit" pour manger vos plats. Cela corrigera la rigidité de vos doigts et vous permettra de bien vous sustenter ...

Bonne journée!
Merci pour le conseil... j'appliquerai... Bonne journée à vous!
evelyne a dit…
Je garde de très bons souvenirs des repas partagés avec toi..

Messages les plus consultés de ce blogue

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...