Passer au contenu principal

Je regrette...


… d’avoir dit et devant témoins, un certain samedi soir, que Kuujjuaq était gris et terne…

Je regrette d’avoir pensé que je n’y verrais pas la verdure de l'été…

Je regrette d’avoir dénigré la nudité des caps rocheux...

Je regrette d’avoir clamé que les oiseaux étaient trop silencieux…

Je regrette d’avoir présumé que la neige était là pour y rester…

Je regrette d’avoir cru que le ciel ne serait plus jamais bleu…

Je regrette de ne pas avoir laissé regarder mon cœur plutôt que mes yeux…

Car après tout «…on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux … » *

Je l’avais oublié…

Je regrette…

* Antoine de St-Exupéry, Le Petit Prince

Photo : « Kuujjuaq à la Guy Paquet », Kuujjuaq, 23 juin 2011

Commentaires

Anonyme a dit…
Moi, je vous suggère de chanter plutôt comme Edith Piaf :
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien...
Le factotum a dit…
Point de regret, vivons avec nos coups de coeur!

Bonne fête nationale...
franc-decor a dit…
Vaut mieux dire je regrette que j'aurais donc dû.
M. Sobieraj:Les "je regrette..." c'était l'inspiration du moment... Derrière, il n'y avait pas une once de repentir!!! (mais il y a de ces matins où tout est si beau, si calme, si zen ici... vraiment! Comme être au bout du monde sans y être!)

M. Le Factotum: voir ci-haut!... ;-)
Franc-decor: t'as bien raison!
Anonyme a dit…
J ai pensé à toi en sentant les pivoines. Jai pensé à toi en regardant les champs de marguerites et toutes ces jolies fleurs mauves , jaunes , oranges qui courent sous le vent. jai pensé à toi en regardant les feuilles du peuplier se tourner sous la pluies . Nous avons tous nos préférances pas besoin de se culpabiliser pour si peu . ST.
ST... merci d'avoir eu ces pensées pour moi... en les lisant ce matin, ça m'a rassérénée et mis de la couleur dans ma journée! Bisous xoxoxo

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...