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J'existe donc...

Non ce n’était pas que questions existentielles. C'était bien réel.

Quand j’ai reçu cette photo de mon Ami Denfran, je suis demeurée estomaquée par la simplicité de sa beauté…

Mais j’aurais pu ne la voir que comme une beauté complexe, demi-toile d’araignée parée à attraper, monstres géants…

Ou encore, j’aurais pu y entrevoir enfin, la lumière au bout du tunnel…

Comme j’aurais pu tout aussi bien, la qualifier de banale…

Que de réflexions pour tenter de percer le mystère d’une simple photo! En est-il ainsi pour apprendre à connaître les gens qui croisent notre chemin?...

Les apparences peuvent parfois nous laisser sur de drôles d’impressions. Nous dégainons plus rapidement nos jugements, que nous ne prenons le temps d’observer attentivement, de visiter les intérieurs…

Serais-je à exposer subtilement un jeu de miroirs ?...

« … Je suis l’intérieur d’où s’enracinera avec force, la vie…
Je suis l’intérieur, l’essentiel, le ventre qui portera ses petits jusqu’à solidité…
Je suis celle qui tiendra au chaud, qui protègera…
… J’existe donc... »

… Je suis une serre de trente pieds de largeur par trois cent dix de longueur… Et j’ai été montée, ainsi que neuf autres, par l’Ami Denfran et ses compagnons.

Alors ce matin, c’est à toi, Ami Denfran, que je lève bien haut mon Chapeau de plumes… pour la réalisation de ces constructions qui serviront à… la sylviculture!

p.s. j'avais prévu la publication initiale de ce billet pour 19:00... je voulais expérimenter jusqu'où allait mon "contrôle" sur ce blog... ça a marché... C'est que j'ai une belle journée planifiée devant moi et, tout d'un coup j'aimerais revenir vous en parler en fin de soirée?...
À 10:39 ici à Kuujjuaq ce matin, le soleil se montre enfin le bout du nez... Youpi!

Commentaires

Zoreilles a dit…
La sylviculture! Quelle bonne idée, jardiner la forêt. Oeuvre grandiose, comme la serre, oeuvre utile surtout.
J'adore ce mot... allez savoir pourquoi?...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...