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Désenchantement...



Du haut de mon deuxième étage, j’observe…

« …À la croisée de la première intersection, coupant à droite l’avenue se faufilant d’est en ouest à partir de la rivière Koksoak, se trouve un immeuble de deux étages abritant entre autres...

Je le sais… j’ai le camion rougeâtre chapeauté de ses phares d’avertissement, en vol à vue !

Celles et ceux qui suivent régulièrement mon histoire… la connaisse justement ! En conséquence je passerai sous silence, l'histoire de mon célibat (!)...


Ainsi, à quelques reprises l’hiver dernier, j’ai croisé à l’épicerie (décidément…), un bel homme en uniforme, de taille moyenne, aux yeux verts pommes et au sourire un peu timide mais tout de même invitant… Les salutations d’usage furent échangées.

Et de « fil en semaines », mes espoirs que nos routes s’amalgament à nouveau, allèrent croissants… Le matin, chemin faisant, en fin d’après-midi ou lors de beau temps, inlassablement, j’espérais…


… Je ne savais trop quoi, un signe peut-être, du Destin, de l’Univers Infini… Qui d’autre?... De l’homme en uniforme ?... »

... J’ai eu mon signe en fin d’après-midi! La personne qui est descendue du camion portait… une queue de cheval!

... Eh ben dites donc! Mon Prince Imaginaire a dû fondre avec les glaces!

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...