Passer au contenu principal

Quatre en six



« … La journée avait, une fois de plus, filé en coup de vent. La soirée était bien avancée quand je pris enfin le Temps de m’asseoir devant le portable. 
 
Les heures précédentes, j’avais vaqué à diverses occupations, allant des sociales aux essentielles. En avant-midi, j’avais pris le Temps de siroter un café avec l’Amie Amm, récemment exilée à Kuujjuaq. Une vraie-de-vraie bonne nurse qui « medevac » les gens d’un bout à l’autre du Nunavik. Inspirante Jeune Femme. J’ai passé un très bon moment…

Pendant que je sirotais ce deuxième café en bonne compagnie, le ciel en profitait pour laisser tomber des miettes de nuage. Le Temps était relativement doux. Moments d’hiver comme je les aime et qui, justement, me rappellent le grand nord québécois.

J’en profitai pour faire quelques achats… essentiels : des essuie-glaces à neige, un balai à tête rotative, du lave-vitre -45. 

Ainsi armée, je devrais être bonne pour passer l’hiver!

De retour chez-moi, un Petit Escape plein à craquer de victuailles, un autre essentiel m’attendait : le déneigement de l’espace patio. Pas le choix, c’est écrit noir sur blanc sur le bail. Sauf que, depuis dimanche, c’est la quatrième fois que je dois y voir.


J’aime bien me servir de l’engin qui se fait timide sur la photo. Il me fait prendre l’air. Me fait bouger. Me fait aimer, malgré tout, l’hiver. Jusque…

Faudrait quand même pas exagérer!!!... »

Commentaires

Zoreilles a dit…
J'ai hâte de me remettre à la pelle, je m'ennuie de ça, peux-tu croire? Mais il faut dire que ce début d'hiver nous plonge en pleine action plus qu'on le voudrait... On annonce de la pluie pour cette semaine, c'est ce que me dit Crocodile Dundee!
Fitzsou a dit…
Ouais... de la pluie... J'ai entendu ça moi aussi. C'est drôle parce qu'hier, alors que je re-re-re-re-re-pelletais le patio, j'ai pensé que ce serait le comble si nous avions un Noël sans neige...
À suivre!
Zoreilles a dit…
On en aura, de la neige à Noël, t'inquiète pas, on nous annonce un hiver froid avec beaucoup de neige, j'ai lu ça quelque part!

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...