Passer au contenu principal

La fable de la poudrière



« … Il était une fois, un jeune roi Abitibien, noble et fier. Il siégeait dans une humble chaumière, à l’orée d’un bois où se dressaient altiers et droits, des chevaliers sylvestres, gardiens de son étrange domaine. 


Tout autour de la vieille poudrière lui servant d’abri, s’étendaient ses terres recouvertes de pierrailles qu’un vieux glacier grincheux avait dû laisser s’échapper. 

Des épines de sapin et des écorces de bouleau blanc rendaient les chemins spongieux. Plus loin, de vaillants castors avaient érigés une escalade de barrages complexes agissant comme de faux pont-levis.
Sa fidèle Amie Mouffe, compagne de toujours, arpentait sans relâche les sentiers avoisinants. 
Protection exigeait…

Devant l’antre de notre roi, s’étirait un vaste étang qui, bon an, mal an, lissait ses eaux lorsque le Temps le figeait dans le froid. 


Quand l’un de ses sujets osait entrouvrir les lourdes portes de son château, c’était pour y laisser pénétrer des trésors d’aventures imaginaires. Un trône esseulé meublait l’espace, attendant impatiemment le retour du souverain Abitibien.

La Vie du roi était remplie de rêves éphémères et de feux d’artifice éclairant les voyages d’un Père Noël égaré.
Lorsque parfois, au crépuscule, la pleine lune jetait son œil sur le territoire, le roi ne pouvait que constater l’étendue de sa richesse.

Tous ces petits riens qui lui faisaient tant de bien…

Et comme pour confirmer ses pensées, lors de ces nuits blanches on
pouvait entendre au loin, Mouffe hurler leur bonheur… »

Addenda : à mon Ami Ray, pour son humour, son excentricité, son amitié…

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...