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La fable de la poudrière



« … Il était une fois, un jeune roi Abitibien, noble et fier. Il siégeait dans une humble chaumière, à l’orée d’un bois où se dressaient altiers et droits, des chevaliers sylvestres, gardiens de son étrange domaine. 


Tout autour de la vieille poudrière lui servant d’abri, s’étendaient ses terres recouvertes de pierrailles qu’un vieux glacier grincheux avait dû laisser s’échapper. 

Des épines de sapin et des écorces de bouleau blanc rendaient les chemins spongieux. Plus loin, de vaillants castors avaient érigés une escalade de barrages complexes agissant comme de faux pont-levis.
Sa fidèle Amie Mouffe, compagne de toujours, arpentait sans relâche les sentiers avoisinants. 
Protection exigeait…

Devant l’antre de notre roi, s’étirait un vaste étang qui, bon an, mal an, lissait ses eaux lorsque le Temps le figeait dans le froid. 


Quand l’un de ses sujets osait entrouvrir les lourdes portes de son château, c’était pour y laisser pénétrer des trésors d’aventures imaginaires. Un trône esseulé meublait l’espace, attendant impatiemment le retour du souverain Abitibien.

La Vie du roi était remplie de rêves éphémères et de feux d’artifice éclairant les voyages d’un Père Noël égaré.
Lorsque parfois, au crépuscule, la pleine lune jetait son œil sur le territoire, le roi ne pouvait que constater l’étendue de sa richesse.

Tous ces petits riens qui lui faisaient tant de bien…

Et comme pour confirmer ses pensées, lors de ces nuits blanches on
pouvait entendre au loin, Mouffe hurler leur bonheur… »

Addenda : à mon Ami Ray, pour son humour, son excentricité, son amitié…

Commentaires

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