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Laisser sa trace



… Il y avait quelques semaines de cela, à peine traversée la coulée scindant en deux le sentier menant au SylÉmi, j’avais remarqué une piste…
 
… La semaine dernière, j’avais entr'aperçu l’animal, longeant lentement l’orée des bois à quelques kilomètres à peine de l’entrée du sentier…

Aujourd’hui, n’ayant rien de mieux à faire que d’aller poursuivre la « chasse-aux-souris », je pris la route 109 en mi-matinée, direction le P’tit Nord, pour aller « boisser »*.

Arrivée à la fameuse coulée, je vis ces pistes. Plus nombreuses que la fois précédente, allant et venant dans les deux sens.

Je touchai la terre (en semblant d’habituée) afin de déterminer si les pistes étaient « fraîches » ou « vieilles ». Oui, je sais : il y avait de l’eau dans l’une d’elle. Mais il avait tellement plu la dernière semaine; comment faire autrement...

Moi je dis qu’elles étaient fraîches… Moins de sept jours…

Ce que je sais : l’animal était passé et repassé dans le sentier, cela, à l’intérieur d’une courte semaine.

Oh! Je ne suis pas énervée outre mesure! Je ne chasse bas. Je « bois »*, tout simplement! Mais c’est quand même excitant de penser que si près de moi, des monstres à quatre pattes déambulent…

Je dois humblement avouer, que je me sentais plus courageuse avec Méo. Il me manque mon chien. Seule, tous les bruits me semblent suspects…

Soit je m’habituerai, soit je veillerai, coûte que coûte, à remédier à la situation… 

Histoire à suivre…

* « boisser » : verbe d’origine Fitzsoudienne exprimant la félicité de vivre de plus ou moins longs moments en forêt… 


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