Passer au contenu principal

Rêve fugace



La nuit n’avait été qu’un long intermède merdique, débutant par l’incapacité à trouver le sommeil malgré les respirations profondes, la relaxation, la tentative de méditation. Puis vers 3 :00 du mat, sans raison, mes yeux s’étaient entrouverts sur la pénombre régnant dans la chambre, signe évident que le Temps n’était pas encore venu…
 
De peine et de misère, je retrouvai le sommeil pour plonger tête première dans…

« … un lac à l’eau tiédie par de vraisemblables précédents rayons de soleil. Confortable, sans heurt. Mon Grand, ma Douceur ma Belle et leur Père m’accompagnent dans cette quête de récupération de… skis nautiques couleur-de-fille, flottant sur le lac, à la dérive... « Vite, vite. Il faut se dépêcher, sinon on va les perdre…» 

Les perdre… 

Un gros bateau à moteur, signe d’une secrète opulence, se déplace lentement à mon côté. Leur Père…

Mon Fils plonge à son tour… me rejoint. Nous nageons côte à côte… Le but c’est de… »

Puis c’est le réveil. Brutal. État d’éveil, de veille. Je tente de retenir le rêve éphémère qui fuit, s’évapore, s’échappe, se pousse, se glisse hors de toute pensée tangible. Je me hasarde à retrouver l’introuvable. Pour pouvoir raconter l’inimaginable.

Parce que je veux pouvoir déblatérer là-dessus. Plus tard. Sur la fugacité des rêves. 

Incapable. Ne subsiste que ces quelques bribes éparses flottant encore quelque part, dans mon cerveau engourdi.

Dommage… J’aurais bien aimé me souvenir de plus, pour essayer de.... 
À moins qu’il n’y avait rien à saisir, juste un petit incompréhensible quelque-chose-à-vivre?...

Peut-être bien. 
Peut-être bien…
« Ange éphémère », Kuujjuaq, 5 janvier 2014

Commentaires

Le factotum a dit…
Toutes ces belles choses éphémères qui faut revivre au quotidien.

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...