Passer au contenu principal

Histoire en Ils majeur : chapitre du 16 janvier



Ce fut la seule vraie : une journée entière à la plage. Jamais elle ne se serait crue capable de passer autant de temps à flâner au soleil. C’était une nouvelle révélation puisque sa dernière expérience remontant en 2007 à Cuba, et elle avait été loin d’être concluante. 
 
Plus jeune, elle adorait prendre des bains de soleil. Elle pouvait passer de longues heures, allongée, sans bouger. La vie d’adulte et ses obligations avaient au fil du temps changé ses habitudes. Mais ce jour-là, elle qui était si fière au lever de ce dixième jour d’avoir réussi à donner un tan doré à sa peau sans excès de rougeurs, voilà qu’elle avait un peu brûlé ses ailes! Du moins ne ressentait-elle pas de douleur, c’était ça de pris. 

Arrivée avec le Neveu de son Compagnon sur la longue étendue de sable poudreux vers onze heures le matin, ce n’est que vers dix-sept heures trente qu’ils quittèrent à regret, les embruns salés et leur inlassable musique de va-et-vient. Elle avait le corps et l’esprit saturé de ce rythme lent, le Sud coulait dans ses veines, comme un virulent poison. Qu’adviendrait-il de son Nord Chéri?... Pour l’instant, elle se refusait d’y penser, jouissant à qui mieux mieux du temps qui passait sans se poser d’autres questions…

Encore une fois, ils finirent la journée dans une grotte à trésors où elle dénicha quelques souvenirs colorés qu’elle rapporterait avec elle au Canada. Car cela aussi, ça faisait un peu parti des vacances. 
Un souper au Chipotle, genre de fastfood mexicain qu’elle connaissait déjà pour y être venue la semaine précédente, tira le rideau sur cette longue journée… 

Le programme du lendemain n’était pas encore coulé dans le sable… après tout, ils avaient le temps d’y voir



Commentaires

Zoreilles a dit…
Hé Fitzsou, je vois un objet volant non identifié dans notre ciel bleu, c'est quoi?

Je dois avoir pris une insolation, j'ai des hallucinations!

On a eu à quelques reprises des destinations communes, les Îles de la Madeleine, Cuba, le Sud des États-Unis et nous sommes originaires de l'Abitibi. Je peux bien me reconnaître dans ce que tu écris!
Ce qui flottait dans le ciel, était un magnifique cerf-volant en forme de bateau pirate. Les gens l'ont tenu attaché à leurs chaises tout au long de la journée. Il devait avoir un bon 4 pieds d'envergure... C'était beau à voir...
T'ai-je dit que je retournais aux Îles en juillet?
T'as pas fini de voyager avec moi!!!!
;-)
Zoreilles a dit…
Magnifique, en effet, ce cerf-volant de bateau pirate.

Oui, j'ai lu ça que tu retournais aux Îles en juillet, ma chanceuse!
Les Îles... ben oui je radote! J'ai ben vu que tu avais vu à la re-lecture de certains commentaires...
C'est ça qui arrive quand on planifie la publication de billets longtemps à l'avance...
J'ai la mauvaise manie de lire les commentaires du plus récent au plus ancien.

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...