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Histoire en Ils majeur : chapitre du 15 janvier


Ce matin-là, elle s’était installée sur le bord de la piscine, entre les deux étangs abritant les tortues « laides ». Pendant qu’elle commençait à lancer quelques lignes dans son cahier d’écriture, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages. Entre les deux, il la réchauffait d’aplomb. Le bruit de l’eau coulant de la fontaine plantée en plein centre du plan d’eau, lui-même en plein centre du complexe domiciliaire où elle avait pris racine depuis maintenant neuf jours, la convoquait d’emblée à faire la sieste. Elle résistait, par principe : elle sortait à peine du lit!
 
« Quand même… Si je fermais juste un peu les yeux, le temps d’inspirer profondément la paix du moment présent… » se dit-elle. 
« Juste en attendant… »

Quelques minutes à peine après qu’elle eut tenu ce discours, son Compagnon la rejoignit et l’invita pour une « captivante capture à Captiva en… Captiva ». Tout le long de la route, ils virent défiler d’autres merveilleux paysages, des plages différentes, un peu plus étroites que celle de la Lido Key, au sable un peu moins raffiné, d’immenses propriétés.  De kilomètres en kilomètres, de découvertes en découvertes, ils regagnèrent la ville en fin de soirée, juste à temps pour profiter d’un autre repas au ChaCha Coconuts ainsi que d’une dernière tournée de lèche-vitrines dans le St-Armand’s Circle.

Ça ressemblait à ça, un mardi à Sarasota… Demain? Ils verraient


Commentaires

Zoreilles a dit…
Tiens, ça me rappelle quelque chose... Mes parents m'ont déjà parlé de Sanibel et Captiva... à l'époque où ils partaient durant des mois vers le Sud avec leur motorisé.

Les paysages sont magnifiques, ils invitent à la dolce vita, entre deux explorations.

Et la mer présente partout, je ne m'en lasse jamais.

Eh qu'on fait donc un beau voyage!
Zoreilles, spontanément, tu m'as fait rire... Moi qui reviens d'une semaine à Umiujaq, belle petite communauté soit dit en passant, le coeur et la gorge un peu fatigués...
Sanibel et Captiva... nous avons roulé l'île de long en large... J'aurais aimé le faire à vélo... Une autre fois peut-être... là... ou... dans une autre vie...
Qui peut savoir ce que nous réserve l'avenir?...

Pour le voyage... attends... ce n'est pas encore fini...
(pis j'ai déjà commencé à écrire des trucs vécus à Umiujaq... Je te dis, avec moi, je saurai combler quelques heures de ta nouvelle retraite!!!!...)
;-)

Zoreilles a dit…
Ma retraite ma retraite... J'ai jamais tant travaillé que depuis que je ne travaille plus! Avec une maison en rénovations assez majeures dont nous sommes propriétaires depuis le 14 décembre et celle actuelle qui est présentement à vendre, entre mes deux mères (la mienne et ma belle-mère, 81 ans et 91 ans) ainsi que ma petite-fille (4 ans), ma fille et mon beau-fils, mes zamours mes zamis et le quotidien, je m'éparpille plus que je le voudrais...

Mais si je viens te lire et faire ce voyage avec toi, c'est que j'y trouve un plaisir et un bonheur dont je ne saurais plus me passer.

Zoreilles, tes mots m'encouragent à poursuivre...
Merci d'être là...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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