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Histoire en Ils majeur : chapitre du 14 janvier



Des paysages, de vastes et somptueuses demeures, le soleil, ce golfe du Mexique… Elle avait les yeux rivés sur l’immensité de cette eau mouvante, laissant son corps dénudé se gorger de la chaleur d’un soleil d’été en plein hiver. Ils avaient enfin pagayé la baie de Sarasota. Du moins une toute petite partie. Les majestueuses demeures qui la bordaient, la rendait presque triste devant tant d’opulence. 
 
Allez savoir pourquoi…

Elle avait réussi à capturer sur pellicule virtuelle, des pélicans, prenant leur pause de l’après-midi. Pour une fois qu’elle en voyait ailleurs que sur un pédalo! Elle riait de voir sauter les poissons un peu partout et d’autres oiseaux à longues pattes se promener avec leur proie coincée dans leur bec alors qu’ils virevoltaient au-dessus de l’eau.

Ils franchirent une aire protégée pour les « manatee » sorte d’hybride phoque-dauphin qui se font massacrer à qui mieux mieux par les hélices des grosses embarcations… 

Dommage…

En fin de journée, c’est la ville de Longboat qu’ils traversèrent jusqu’à Bradenton pour un coucher de soleil enflammé sur le « pier ». Elle apprit que Longboat était « la » ville des riches retraités dont les maisons, aussi monstrueuses que l’était  leur fortune demeurait inaccessible pour le commun des mortels.

Vie de gens... Bof!... Elle n’enviait rien de tout cela. Mais elle demeurait ouverte à voir ce que lui réserverait demain



Commentaires

matin d'automne a dit…
Ton pélican nous salue...à moins qu'il ne soit entrain de retrouver son équilibre...

Une photo...et combien d'histoires différentes.

Ma première composition (c'est comme cela qu'on appelait un texte de quelques lignes en 1 ère année dans mon temps).
Je disais donc, ma première composition à été inspirée sur des images que notre prof avait installées au tableau. Et voilà que ton pélican, magnifique pose en passant, me fait remonter ce souvenir vieux de plus de 50 ans....

Je voyage avec toi et je voyage dans le temps....
Zoreilles a dit…
Je suis contente que t'en parles... Je croyais être la seule à qui c'était arrivé...

En voyage, une fois, c'était en Floride où j'allais rejoindre mes parents pour une semaine durant l'hiver, il m'est arrivé de ressentir comme un écoeurement (une sorte de haut-le-coeur difficile à décrire) devant tant d'opulence et de richesse, de consommation effrénée, de négation de tout le reste, je sais comment le décrire des années après, mais ça me faisait ennuyer de mes épinettes et d'une vie toute simple où l'on ne perd jamais de vue l'essentiel.

Comprenons-nous bien, j'aime voyager et découvrir mais ce sentiment-là, quand il survient, m'ébranle pour la journée!

Je passe de si bons moments à te lire, Fitzsou!
Matin d'automne, je ne vois pas toujours les photos qui ont été publiées... problème de blogue je crois... J'ai dû référer à mon brouillon pour revoir le volatile...
Contente de t'entraîner dans mon sillon dans ce voyage qui somme toute, a été merveilleux...

Zoreilles, l'essentiel... c'est ça que je retiens de tes mots...
L'essentiel... comme quelque chose d'inexplicable, qui noue nos tripes, et qui fait que l'on peut respirer à peine ou à plein...
L'essentiel... Oui Madame! Comme la vie que l'on peut mener en... Abitibi!!!!...
Promets-moi de me le rappeler quand le moment sera venu...
Zoreilles a dit…
L'essentiel, tu peux vivre ça n'importe où dans le monde. C'est à l'intérieur de toi que ça se passe!

Le moment venu, tu suivras ton coeur, il est ton plus sûr et ton plus fidèle guide vers... TON essentiel...
Le moment venu hein Zoreilles?... Bientôt, j'espère, bientôt...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

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