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Histoire en Ils majeur : chapitre du 11 janvier



Sa peau adoptait peu à peu le tan d’un cuir exposé au soleil, couleur chocolat au lait. Le matin, elle vivait au rythme des lézards se faufilant sous les deux petites chaises pliantes souriant de leur beau vert limette. Les chaises... pas les lézards!...

Pour être certaine d’avoir l’énergie nécessaire pour se pousser jusqu’à la plage un peu plus tard, elle sirotait café après café, laissant vaguer ses pensées sur une quelconque mer du Sud. 
 
Comme si elle pouvait faire autrement…

Elle ne se sentait ni pressée, ni coupable… en rien. Elle vivait, point… Elle se laissait aller à cette dolce farniente en pratiquant son 

« Hey! How are we all doing today? » 

qu’elle était incapable de prononcer sans ajouter un “h” au “are” et au “all”...

Bizarre son cerveau… 

De plus, comme la place où elle vivait se situait à deux ailes de l’aéroport, les avions n’avaient cesse de se succéder presque à toutes les dix minutes. Curieux comme elle pouvait se sentir comme si elle était encore à sa petite maison de St-Mathieu d’Harricana. 

« Tiens, encore… » ... justement ce gros appareil du « on ne sait quelle compagnie » se posant « on time » à midi sept… Est-ce à dire?...

Que verrait-elle demain?...

Commentaires

Zoreilles a dit…
Superbe allégorie entre les oiseaux... et les oiseaux de fer, comme disaient jadis les autochtones!

Ton petit moment de nostalgie à St-Mathieu d'Harricana m'a rappelé que c'est lorsqu'on est loin qu'on peut être si près...
Comme c'est vrai, ce feeling de proximité malgré les kilomètres et le temps nous séparant de cet avant...
C'est le film de notre vie qui est important, ce que nous en conservons...
"Les rides s'accumulent, les souvenirs se multiplient..."
(pas de moi mais de Jim et Bertrand)

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