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De but en blanc…



… je perds la Foi en même temps que le froid fige mes passions. Au loin, le ciel se fond dans un horizon sans profondeur, glissant sur l’étendue d’eau glacée pendant que moi, je me noie dans mes pensées…
 
Drôle d’activité…

Je scrute le lointain espérant y découvrir réponse à mes hésitations…

Remise en question…

Autour de moi des rires mais aussi des récriminations. Pour un instant, j’en perds mon « anglais ». Je doute de ma résilience, ça devient un cas de conscience… 

Je tente de percer le brouillard et je me pousse dans le froid. Un tour d’Umiujaq en trente minutes bien comptées. La morsure du vent sur le haut de mes joues ravive des couleurs jusque dans mon cœur…

J’aime ce petit village aussi désert qu’isolé, son hospitalité, sa communauté, sa tranquillité…

D’Être en ce quelque part, entourée de Dames Inuit, me fait sentir privilégiée. Privilégiée d’Être, ici, et enfin de compte, de pouvoir vous le partager…

Taima!*

* terminé

Commentaires

Zoreilles a dit…
Je reconnais bien cet état d'âme. On peut le vivre à divers degrés, n'importe où dans le monde et en toutes sortes de circonstances.

Dans le froid et la vie dure, en pleine immensité, on peut trouver aussi des moments de tendresse incommensurable qui émergent. Que ces Dames inuites tissent au plus vite une belle dentelle autour de ton coeur hésitant...
C'est déjà fait en grande partie tu sais. D'Être avec Elles, entre Elles, me rend zen... malgré les heurts qui se produisent parfois...
Va savoir pourquoi...
Je me sens aussi bien ici, que je me sentais à l'aise dans la petite communauté de Pikogan...
Je me suis jamais expliquée ça...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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