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Ça s’est passé un 6 février… à…




… à mon arrivée dans la cuisine commune de l’hôtel, Elles avaient déjà installées sur le plancher, un grand sac de plastique vert. Au centre, était déposée une grande plaque à pizza débordante de caribou cuit. Dans un bol mis à part, des crudités, bouts de céleris et radis, une bouteille de vinaigrette et un bol de purée de flocons de pommes de terre complétaient la « mise »… Elles se sont assises, directement par terre autour de cette table improvisée. Elles ont joint leurs mains et l’Aînée a adressé une fervente prière de remerciement à un Dieu, pour tant de générosité…
 
Ici on n’oublie jamais de le faire…

Déposant par cuillerées, directement sur la table inventée, purée et vinaigrette devant chacune, Elles se partagèrent les morceaux de viande, pigeant avec leurs doigts dans la large assiette et utilisant les fourchettes pour la purée seulement.

C’est la tradition, leurs traditions…

Elles m’expliquent qu’Elles utilisent le plastique à défaut d’avoir une grande assiette où tout le repas aurait été déposé. Si Elles avaient été plus nombreuses? Elles auraient conçu une table plus longue, tout simplement… Quand je pense que nous, on prévoit autant de chaises qu’il y aura de convives, qu’on s’inquiète du manque de place à table, qu’on se formalise avec nos bonnes manières alors qu’ici, on remplace tout ça par le besoin de répondre à quelque chose de fondamental : se nourrir…

La perdrix était délicieusement tendre… et la table… fut bien vite ramassée!!!

Commentaires

Zoreilles a dit…
On a tellement à apprendre de ces cultures si proches de nous... mais si loin en même temps.

Mon chum dit toujours « qu'à force de manquer de toutttt on manque de rien » et eux, savent illustrer cette phrase mieux que personne.

L'essentiel se trouve dans la simplicité, moi je crois à ça dur comme fer.
Si proches... parle pour moi! ;-)
C'est quand même deux heures d'avion en Boeing 737 et $2 200 plus tard!!!

Quand on s'arrête pour penser à comment ils ont vécu (l'hiver d'après toi, il y avait l'eau courante dans les igloos?... Ou du bois à couper dans la toundra pour chauffer le poêle? Quand j'y pense ça me glace le sang... Imaginer leurs conditions de vie, leur courage, leur débrouillardise, l'esprit d'organisation qu'ils devaient avoir pour passer la dure saison...
Après mûre réflexion, on comprend un peu plus... plein de choses...

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