Passer au contenu principal

Y’avait eu en ce 3 octobre…


« … tant de quiétude, tant de paix dans le tableau bucolique s’offrant à mes yeux : ciel bleu, eaux calmes, arbres de feu, verdure qui perdure. J’en demeurai quelques instants pantoise, suspendue à l’espoir ténu que le Bonheur, faisant fi du Temps, se cachait derrière ces murs de pierres polies. Je me tenais immobile devant ce refuge pour mémoires en fugue, monastère dans lequel Papa Fitzsou avait, sans trop le choisir, élu domicile. 

Je venais de passer les heures précédentes avec lui… 
Il avait eu la forme aiguisée des bons jours, suivant la conversation philosophiquement en me répétant après que je lui eusse partagé quelques craintes existentielles, que « se tromper n’était pas échouer… » Et derrière son sérieux, il y avait du rire dans ses yeux…
« Merci Papa… » 
Il était maintenant temps pour Moi d’aller voir ce qui m’attendait un peu plus loin... J’ai enfilé la route comme on glisse un bout de fil dans le chas d’une aiguille, c’est-à-dire droit devant. Chemin faisant, suivant les ondoiements de la 395, le soleil s’est fait subitement pressant, inondant mon cœur d’une sorte de Bonheur, vision d’instants de vie simple et heureuse… L’immensité Abitibienne me rentrait dedans en me rappelant à ses beautés. Ses bleus et son automne émoustillé m’intimait de rester. Mais Moi, Moi… j’avais déjà le Cœur prêt à s’envoler vers Celui d’un ailleurs Nordique...
Point à la ligne…»
Photo : « Refuge pour mémoires en fugue », Trécesson, octobre 2012


Commentaires

Le factotum a dit…
Moi aussi, je suis émerveillé par le paysage!
Jeannot a dit…
Salut Fitzsou...

Alors... Je constate que l'automne se colore à l'extérieur et tout autant intérieurement chez toi...
xoxoxo
M.Le Factotum: Et comment!...

Allo Jeannot le Madelinot! On parle de couleurs en Abitibi là hein?...xoxoxo

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...