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Kangirsuk (suite)


« Chaque saison a sa place, et j’ai une place dans chaque saison. Peu importe la couleur du ciel ou de la terre, il y a toujours un endroit où je peux être bien et goûter le calme en paix. »

Hervé Desbois

Commentaires

le factotum a dit…
Aujourd’hui au chalet, le crépuscule nimbait toute la façade d’une teinte vermeille douce, apaisante …

L’été s’achève et l’air trahit l’humidité de l’automne …

A l’intérieur m’attend une odeur qui me surprit agréablement. Le bouillonnement du pot au feu chatouille gaiement mes papilles et la chaleur qui envahit la pièce augure une soirée de rêveries...

Vous avez bien raison de dire qu'il y a toujours un endroit ...
Je crois que le vôtre était encore un "meilleur" endroit...
Zoreilles a dit…
À chacun ses repaires... et ses repères, je me répète!

Cette immensité, ça apaise certaines personnes mais ça en fait « paniquer » d'autres. Me revient à l'esprit cette anecdote où mon neveu (par alliance) était venu dans le bois avec nous autres après le Jour de l'An, c'était pourtant juste au bout de notre lac, même pas dans la forêt profonde. Élevé à Boucherville, il avait étudié à Montréal, à Boston, en Finlande mais jamais encore, dans sa vie, il n'avait entendu le vrai silence, celui d'hiver, le blanc, sans le vent des feuilles, ni le clapotis de l'eau, rien d'autre que le silence pur. Ça l'avait ébranlé...
Ce silence... je le connais aussi...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...