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Il était un foie…



« … Il était un foie, un gros corps mou d’un beau rouge-brun, qui logeait peinard, à droite d’une indispensable pompe. Étant donné que chaque seconde de sa Vie servait entre autres, à défendre le reste de la tribu contre les intrus, des garde-côtes le protégeaient sans relâche.
 
Inlassablement, il filtrait tout ce qui venait de l’extérieur du corps-tier, éliminant tout ce qui n’était pas nécessaire à leur survie. Il s’amusait même à fabriquer de la bile pour interagir avec tout élément gras indésirable.

Il veillait aussi à ce que les coffrets de sécurité ne manquent jamais de ces précieux cubes d’énergie pouvant être réclamées à tout moment.

Il franchissait bon an, mal an, le Temps, subissant courageusement les épreuves excédantes, desquelles il se relevait à chaque fois, comme le voulait la légende de Prométhée.

Un jour, craignant l’épuisement, il décida de contacter son ami le Cerveau qui lui, habitait juste un peu plus haut. Après une longue discussion, ils en vinrent à cette conclusion : ils devaient passer à l’action et provoquer une mini-révolution.

S’assurant de la complicité de Mme Bouche, ils décidèrent d’empêcher toute entrée d’alcool dans le corps-tier, et cela, tant que durerait février.

Fiers d’eux et de leur décision, Cerveau avisa sérieusement tout son monde de bien vouloir collaborer sans rechigner. De son côté, Foie sautait déjà de joie à l’idée de pouvoir enfin, quelque peu relaxer. 

Morale de l’histoire : vaut toujours mieux prévenir que guérir… »

Pour supporter la Fondation Jean Lapointe, qui aide les personnes aux prises avec des problèmes de consommation et, parce que j’ai un faible pour la cause depuis que j’ai travaillé dans la jeune vingtaine, pendant plus de six ans, à l’interne du Centre Normand, je m’engage, pour les 28 jours à venir, à vivre d’exercices et d’eau fraîche! Je blague… je compte continuer à m’alimenter, n’ayez crainte.
Au fil des années, j’ai toujours été concernée, voir même préoccupée par ma consommation d’alcool. Aussi, je me donne la chance de vivre une période où cette substance ne revêt plus aucune importance. Pour l’épicurienne que je suis, je sais que je pourrai à nouveau apprécier un bon vin, ou une bonne bière d’ici quelques semaines. 

D’ici là, j’ai du Tonic Water « diète » en réserve! Avec ça et quelques tranches de citron, je survivrai…

addenda : suivre ce lien... si jamais il vous venait l’envie de m’encourager ou d’appuyer la Fondation…

Commentaires

Le factotum a dit…
Platon disait que grâce à Prométhée,chaque homme a acquis en lui la notion de la politique.
Fitzsou a dit…
Vraiment M. Le Factotum? Je n'ai pas lu beaucoup sur le sujet. Juste assez pour faire un lien avec le foie...
Vous êtes vraiment très érudit!
Très rigolote la statuette "Fille de l'Abitibi"... C'est vous que le "sculpteur" a voulu représenter, avec un "cœur gros comme ça" ?
Anonyme a dit…
Eh oui M. Sobieraj. L'i ukshuk représente mon parcours professionnel et m'à été remis par les collègues de travail avec qui je travaillais avant de quitter pour le nord.Le petit coeur initial à lâché avec le Temps mais une autre collègue de Kuujjuaq m'avait donne ce coeur taillé dans une peau de phoque. Je trouvais qu'il avait sà place sur le bricolage.
Pardon pour les fautes... je vous ai répondu à l'aide des mini touches de mon téléphone cellulaire... Alors, j'aurais dû écrire: inukshuk... m'a été... a laché pas d'accent... m'avait donné... sa... Franchement! J'aurais dû prendre le Temps...
Désolée...
Chère madame Fitzsou, je n'y avais même pas pris garde. Pour moi, "i ukshuk" ou "inukshuk", c'est kif-kif-bourricot comme on dit chez nous. Et je ne suis tout de même pas si formaliste...

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