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Entre l’appréciation et le jugement



« … Du Temps où je vivais avec le Père de mes Enfants, on se retrouva un beau jour, à visiter l’une de ses sœurs demeurant dans la magnifique région de Charlevoix.
Cette dernière était l’heureuse propriétaire d’une jolie et toute simple galerie d’art située en plein cœur du charmant village de Baie Saint-Paul.

Alors que nous faisions le tour des œuvres exposées, je ne me souviens plus exactement lequel d’entre nous laissa soudainement s’échapper un retentissant « Hey que c’est laid! ».

Entendant cela, ma B-S-du-moment immédiatement de reprendre le commentaire inopportun pour nous expliquer la dissemblance entre l’expression « C’est laid » et un « Je n’aime pas ». 


Ce jour-là, elle nous apprit gentiment la distinction entre un jugement de valeur, porté en roi et maître, comme une seule et absolue vérité, et une simple appréciation personnelle…


Leçon de Vie… Que j’ai retenu. Que nous avons tous retenue…


Depuis ce jour, chacun d’entre nous prend garde de ne pas juger des évènements, des gens, des choses comme si nous étions les seuls à détenir l’ultime vérité et un goût sans faute… 
Depuis ce jour, J’essaie de m’exprimer sans jugement de valeur…


Pas toujours facile, ni évident. 
Encore une autre intéressante « histoire sans fin » à suivre… »

« À la croisée des mots…», St-Mathieu d’Harricana, janvier 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Cette leçon de vie, on aurait dû nous l'apprendre dès notre plus jeune âge, à la maison et à l'école : Ne jamais juger ni une personne ni son œuvre. D'ailleurs, qui sommes-nous pour porter des jugements?

Il m'arrive très rarement de dire d'une œuvre « Je n'aime pas » mais très souvent, je vais dire « Je ne comprends pas ». Ça m'arrive particulièrement quand je sors du cinéma, je me dis que le réalisateur et le scénariste (parfois la même personne) devaient vouloir exprimer quelque chose comme une grande préoccupation... que je n'ai pas réussi à saisir! C'est tellement difficile d'obtenir du financement avant de faire un film que la personne doit obligatoirement être motivée et y tenir mordicus à son idée, son propos, son message, son histoire.

À l'université, dans un cours qui s'intitulait « Psychologie et pédagogie de la créativité », l'enseignante nous avait dit dès le début qu'à la fin de ce cours-là, plus jamais on allait voir un spectacle, une œuvre, une création artistique quelle qu'elle soit, avec les mêmes yeux... Elle avait raison!
Et bien... une autre belle leçon de Vie que tu me sers là Zoreilles! J'aime bien ton "Je ne comprends pas..." au lieu de mes "Je n'aime pas..." C'est encore plus... zen???? Je ne trouve pas le mot :-/

Le factotum a dit…
Peut-on dire conformiste, peut-être...
Bien-pensant, cela dépend ...
Peut-être M. Le Factotum, peut-être... Ce matin, je n'en saisis pas le sens. Vous m'expliquerez un de ces quatre!!...

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Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...

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« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)