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« Les voyages forment…



… non, excusez-moi mais je n’en peux plus de répéter ce laïus comme si c’était un inéluctable et immuable fait établi… 

CE N’EST PAS VRAI, POINT À LA LIGNE !!!

Je déclare en ce cinq décembre deux mille douze, haut et fort qu’il n’y a rien de plus harassant pour les gens dans la presque mi-cinquantaine que de voyager, sacs à dos au dos et au devant, d’une communauté nordique à une autre en Twin Otter ou peu importe quel autre appareil… 

ENCORE UN POINT À LA LIGNE!...

VIVE… chez-moi, mon p’tit appart 4 ½ meublé-chauffé-éclairé où je peux ranger mes vêtements dans un garde-robe, prendre un long bain dans un court bain, et fouiller dans MON réfrigérateur quand et comme bon me semble!
VIVE… l’odeur flottante de mes parfums quand je pousse la porte au tintement du carillon du Cardinal me souhaitant un bon retour chez-moi…
VIVE… les mots de Jean Lemire inscrit sur l’entre-porte toujours entre-ouverte…
VIVE… la neige, le froid des marches matinales qui n’attendent que moi…
VIVE… Kuujjuaq et tous ces racoins que je connais maintenant si bien…
VIVE mes Amies qui y VIVent (et tous les autres qui n’arrivent malheureusement qu’à y surVIvre)… 
VIVE... Décembre, ses froids, sa neige, qui m’obligera à me cacher solidement le bout du nez pour ne pas geler… 

VRAIMENT…POINT À LA LIGNE !...

photo: "C'est quand même pas mal beau", Tasiujaq, décembre 2012

 

Commentaires

Le factotum a dit…
Pour moi, il quieto vivere, où je n'ai plus à identifier mes collations dûment installés dans le réfrigérateur communautaire.
M.Le Factotum... moi je les garde dans le petit frigo de ma chambre... beaucoup moins compliqué...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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