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Nouvelle de Marie-Ludivine

« …Il y avait bien longtemps qu’on en avait entendu parler. Presque un an déjà, qu’Elle avait fui le bateau et sa peine… S’étaient ensuivis des jours sombres, puis, après plusieurs mois, la lumière avait réussi à percer la douleur, le temps, à tromper la blessure…

Elle errait toujours, dans ce village sans nom, sans attache, sans domicile fixe. Elle s’étirait le matin et partait tôt pour aller gagner sa croûte. Sans relâche elle courait après sa chance. Elle chassait ses rêves avec assiduité, suffisamment longtemps pour qu’ils la nourrissent…

Une histoire sans faim…


Elle savait bien qu’arriverait le moment où elle devrait reprendre la route, là où elle l’avait laissée plusieurs années auparavant. Qu’elle devrait chercher plus loin ce qui la taraudait si fort par en-dedans…


Mais aujourd’hui elle avait pris congé de penser. Elle s’était laissée porter par la magie et l’imaginaire, la douceur et la chaleur… Elle avait souri, observé, admiré, partagé, savouré… Et si aujourd’hui avait été semblant de Jour de Noël, elle s’était sentie comblée et heureuse.

La Paix avait retrouvé place d’honneur dans son Âme échaudée
… »

photo : « M’selle Miou », St-Mathieu d’Harricana, novembre 2011


Commentaires

matin d'automne a dit…
Mais c,est une beauté cette Mlle Miou!
Elle appartient à ma Douceur ma Belle...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...