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C-l-opain volant...



Nous étions en mi-matinée. Je déambulais sur le trottoir coincé entre la rivière Harricana et le boulevard Mercier. L’eau brunâtre avait le vague à l’âme, et moi j’avais les pensées au creux de mon portefeuille, me demandant combien coûterait l’inspection de routine de Petit Escape chez son concessionnaire…

Genre de surprises que la vie nous réserve parfois et dont, j’en suis certaine, nous serions tous capables de vivre sans…

Passons…

Alors que je m’attardais pour admirer la monumentale structure de fer du pont ferroviaire, mon attention fut soudain attiré vers un volatile à l’allure amicale quoique présentant un petit quelque chose d’insolite...

Au début, je crus avoir la berlue, mais un vol et quelques pieds (!) plus loin, j’eus la confirmation : j’étais bel et bien en face d’une mouette « unipattiste » dont la prothèse avait dû glisser dans les eaux troubles...

Quel malheur!...

Mais comme je sais qu’entre gents ailés, existe un septième sens, je sortis mon appareil pendant que C-l-opain gardait la pause, le temps que je l’immortalise pour lui donner un éphémère moment de gloire…

photo:"On ne bouge plus...", Amos, Abitibi, novembre 2011


Commentaires

Francine Tardif a dit…
Rien ne l’empêche de voyager, malgré son handicap et nous, nous mettons des barrières avec des petits riens.
Le factotum a dit…
Dure apprentissage de la vie...
Semble bien s'en accommoder. Bof, un jour à la fois, qu'il semble nous dire.
Je fais du diabète...
Francine: belle leçon de vie à partir d'une simple marche sur le bord de l'Harricana, n'est-ce pas?
On dira ce que l'on voudra mais la nature sera toujours la principale source d'inspiration...

M.Le Factotum: "un jour à la fois"... comme vous dites et vous verrez tout ira bien. Et chanceux que vous êtes, vous avez déjà eu droit à quelques cours informels sur le sujet au A&W...
Dommage que je ne sois plus à Amos, il m'aurait fait plaisir de vous servir de guide...
Mais vous ne perdez pas tout, l'infirmière présentement en poste, porte le même prénom que moi! Bon courage!
matin d'automne a dit…
Chère Fitzsou, j'adore ta prose...un jour, tu devrais faire ni livre de tous tes billets.
Zoreilles a dit…
Bien d'accord avec toi, la nature est source infinie d'inspiration et de résilience...

C'est fou tout ce qu'on peut apprendre sur le bord de l'Harricana!
Chère Matin d'automne, si tu es prête à corriger les erreurs grammaticales, je veux bien réaliser ton voeu... Mais seulement quand j'aurai atteint la quiétude de la retraite et alors, probablement comme tout le monde, je me plaindrai de ne "plus avoir le temps..."

Zoreilles: inspirante nature, inspirantes étendues d'eau, qu'il soit question d'un golfe entourant des Îles (!) ou encore d'une brune Harricana...

M.Le Factotum... contente d'apprendre que votre commentaire ne vous concernait pas...

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Belle et insouciante jeunesse!

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