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54 décembres...

Il est tard, bien trop tard… Mais c’est la nuit de Noël et j’ai le goût d’en passer un p’tit bout avec vous. Comme ça, sans cérémonie…

Le vingt-cinq a déjà subrepticement volé la place du vingt-quatre (mais je tricherai sur l'heure...). La cinquante-cinquième commence (merci Pat, pour l'idée...)

Peu importe de quoi je parle…

J’ai festoyé de longues heures… au téléphone. Puis en fin d’après-midi, Amie Sue, Avenante Amie F, sa Mère et Bob sont venus partager les délicieuses boulettes de porc aigres-douces cuites à four lent, parfumant du coup tout l’appartement.

Nos jases, dans une langue que je ne maîtrise pas encore parfaitement, complétèrent ce repas avalé juste avant de dévaler les deux côtes pour se rendre à l’église Anglicane, célébrer la Noël avec les gens de la place.

Amazing…

Anecdote de célébration : à un moment, un gentilhomme ayant déjà un peu trop festoyé, en redemanda du dernier hymne chanté en chœur par l’assemblée… Au Sud, la cérémonie aurait continué sans accorder d’importance à l’homme... Ici, tout le monde s’est relevé pour reprendre le chant. L’homme à la fin, de s’écrier : « Nakurmiik marialuk! », merci beaucoup…

Et de se rasseoir, bien sagement… en attendant le Père Noël!...

photo:"Noël Nunavimiut", Kuujjuaq, décembre 2011

Commentaires

Anecdote de chant avec une chorale : je devais avoir 4 ou 5 ans, messe de Minuit dans mon village natal de Languedoc. Je veux chanter aussi, mais je ne connais pas les paroles de ces chants traditionnels. Je le dis à ma mère qui me dit comme il se doit de garder le silence et d'écouter ces beaux chants. Mais je veux chanter : c'est alors que j'ai entonné de ma plus belle et forte voix un "Frère Jacques" bien senti!!!! Je m'en rappelle encore!!!
Alors il y a belle lurette que tu sais réaliser tes rêves ma Bonne Amie G!!!! Je te souhaite un très beau 26 décembre!!!

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...