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Ma Petite Maman...

... Lorsque j’arrivai hier soir à Amos, la première chose que je fis, fut de m’arrêter rendre visite à ma Petite Maman... Onze ans déjà depuis la dernière fois que je l’ai vu, lui ai parlé, l’ai touché...

... Onze ans que je la cherche dans ma mémoire, que je refais mentalement son visage, avec ses beaux yeux verts-gris, son sourire un peu timide et coquin, ses froncements de sourcils...

... Onze ans que je souhaiterais entendre à nouveau sa petite voix douce qui trompait toujours les gens lorsqu’elle répondait au téléphone... « Ta mère est-elle là? » lui demandait-on souvent...

... Onze ans que la famille n’est plus complète, que le principal pivot s’en est allé vers un autre ciel, retrouver Celui qu’elle avait tant prié...

... Onze ans que par un beau dimanche au soir, un 19 juillet, son coeur a battu en retraite, a déclaré forfait, sans autre avertissement que de vagues nausées qui avaient durées toute la journée...

... J’ai replacé ses fleurs, elles les aimaient tant... J’en ai profité pour lui raconter des parcelles de ma vie (qu’elle doit de toute façon, déjà connaître...), lui demander conseils...

Et je suis repartie, un peu chagrine de n’avoir pu lui apporter de fleurs fraîches pour égayer sa petite pierre grise...

Ce soir, c’est à mon Papa que je suis allée rendre visite... Nous avons marché et parlé... Ses idées se mêlaient, se perdaient parfois dans d’inextricables méandres...

Une chose est claire pour lui: il désire revenir vivre chez-lui, dans sa ville...

Je le comprends...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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