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Très trop tard...

Bon, ce soir, c’est vrai... Je ne serai vraiment pas très longue... Non que je n’ai rien à vous dire, mais mon emploi du temps un peu trop chargé pour la soirée, additionné d’une dizaine de messages dans ma boîte de courriel, dont plusieurs en rapport avec le camp pour enfants diabétiques, lequel je m’en vais travailler dans...

... Oh! Mon Dieu! C’est dans sept jours le grand départ!...

Je dois préparer mes ailes!... Je dois penser à une tente, un sac de couchage, « rapailler » ma gamelle, imper, bottes etc, etc etc... Et c’est sans compter les vêtements! Je flotte littéralement dans la majorité de ceux que j’emportais avec moi...

Magasinage en vue, Tendre So, pour demain (ou aujourd’hui... quand tu liras ces lignes...)

... Moi qui voulais vous dire que je m’étais amusée à écouter ma verte campagne ce soir... pendant ma marche, et pendant la trempette de mes pieds endoloris au bout du quai...

... les grenouilles, le cri éloigné d’un huard, les odeurs de fumée de feux de bois, le cancan des canards, le cri attristé d’une tourterelle, perché sur un fil, le dernier, amenant une invisible onde d’électricité sur la butte du champ à Jolin...

... la rosée dans le foin qui me fouettait les jambes à mi-mollets...

... le drôle de bruissement qui irradiait des branches du bouleau, planté au milieu de nulle part...

... le lac si placide, si calme... Les vaguelettes empreintes d’une douceur presque sensuelle...

... Ça aurait été bien court comme billet, mais combien chargé de tout ce bonheur que je palpe peu à peu, même seule, au bout de mon quai, à caresser mon fidèle Méo, toujours bien collé sur moi...

... J’avais lu cet hiver que « le bonheur se trouve seule, mais se partage avec quelqu'un... »... Je crois que j’en serais rendu à vouloir partager...

... À qui l’honneur???...

Annexe au billet d'hier: cache-nez de moteur = kennon cowl plugs... merci à ma Meilleure Amie...

Commentaires

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...