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Snobinarde rurale...


... C’est ce que je suis... Du moins je le crois... Pourquoi? Parce que se croisent en moi, deux entités distinctes aux goûts exclusifs de part et d’autre...

La première personnalité est plutôt angélique distinguée. Soucieuse de sa réputation, des « qu’en dira-t-on »... C’est elle qui porte la « Mona de Lambertrand », qui fréquente les gîtes aux soupers cinq services, qui déguste un rosé sur une terrasse, dans les chaleurs de l’été
« non-Abitibiennes »... et c’est la même qui porte son vison les jours glacials d’hiver
« très-Abitibiens »...

C’est cette professionnelle guindée, circulant, attaché-case à la main, ayant des idées d’habiter un condo ou un loft en plein centre ville... Celle qui choisit de bons vins, sans égard aux prix (enfin un peu quand même...)...

L’autre, je la décrirais comme un peu « givrée »... C’est celle qui regarde pousser les fleurs, vêtu d’un jean et d’un polar dans les moments plus frais... Qui s’étend dans l’herbe, un matin de printemps... qui se pend aux branches de merisiers pour s’ancrer profondément et s’imprégner de « zenitude »...

Celle qui court les coins sombres la nuit... afin de mieux y observer la brillance des étoiles... Qui s’assoit de longues minutes au bout du quai, attendant patiemment un amant imaginaire...

Celle qui rêve de son p’tit camp, sans eau courante ni goguenots*... Qui traverse le bûcher chaussé de bottes à « cap d’acier »... Enfin celle capable de se contenter d’une salade de légumineuses en plein bois... après avoir dégusté une bonne bière!...

Et lorsque les deux entités se rencontrent, elles donnent naissance à des rêves farfelus: rouler en VUS Flex 2009, chaussée de Josef Seibel, et habillée de la tête aux pieds de vêtements Chlorophylle ou North Face... pour aller passer le week-end dans les Laurentides, dans un chalet en bois rond juché dans les montagnes...

... Bon! Qui peut dire ce que ça coûte de rêvasser...

... L’important, c’est d’avoir les ailes pour le faire...

* lieux d’aisances, toilettes

Commentaires

Sally Fée a dit…
Tu sais mon Ange qu'on se ressemble (à part le commentaire du Scarabée)?

J'ai un besoin viscéral de la campagne, de ses arbres et de son calme. Mais la ville, avec ses terrasses, son effervescence, ses foules bigarrées, me stimule.

Parfois aussi je porte du Lambertrand ;O) et d'autres, un vieux "jogging" qui a une tache de peinture sur une fesse.

Je manie aussi bien le clavier et l'aiguille que le marteau et la tondeuse (mécanique, bien sûr).

Je suis pétrie de contradictions. Solitaire et sociable. Rationnelle et rêveuse. Terre-à-terre et romantique. Bûcheuse et paresseuse.

Wow... on ne s'ennuie pas avec nous!

xxx
... c'est ce que j'ai toujours pensé (sans prétention...): impossible de s'ennuyer avec des personnes comme nous...

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