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La femme qui marche avec les ours...

Le lundi matin, je suis en congé. Le poste que j’occupe ne requiert que 28 heures de ma vie (parfois un peu plus...) par semaine, ce qui me laisse les lundi am et vendredi pm pour voler en toute liberté, sans surveillance...

Depuis la fonte des neiges, je dispose de ces moments en partie pour aller marcher... dans le champ à Jolin! (où je m’attends toujours d’ailleurs, d’un jour à l’autre, de m’en voir interdire l’accès jusqu’aux prochaines neiges!) En attendant, toutes ces terres n’appartiennent qu’à moi!!!

Ce matin, vers 9hres, j’ai fait mon parcours habituel. À mon retour, alors qu’à ma gauche gambadait gaiement au même rythme que moi mon Méo...
... à moins que...

... je glissai délibérément mon regard franchement vers lui... Méo était en réalité... mon ami l’ourson!... En détournant la tête vers la droite, je vis le vrai Méo, folâtrant en plein champ...

Là, j’avoue, le coeur m’a arrêté quelques secondes... C’est qu’il se trouvait à environ 50 pieds (bon d’accord: après discussion avec mon Énigmatique Frérot, il m’a fait estimer la distance à environ 150 pieds... plus plausible, vous dirai-je...). Probablement que le vent aura joué en ma faveur (ou défaveur?)...

Alors j’ai eu la réaction la plus ridicule que je puisse avoir: je me suis mise à lui parler, comme on parle à un chien... Il s’est arrêté un très court instant, a tourné la tête vers moi, puis a réintégré dignement son boisé...

Ouf! Sauvée! Une fois de plus!... Le pire de l’histoire, c’est que je trouve ça drôle! Avoir eu si peur toutes ces années, d’aller à mon camp au printemps, et là de prendre plaisir à provoquer les rencontres... Témérité de ma part? Je ne crois pas, je ne me sens pas en danger... Il y a des choses plus effrayantes que ça dans la vie... Enfin, je crois...

Et pour finir cette drôle de journée, vous ne devinerez jamais le coup que j’ai fait à mon Grand... Lui, qui m’avait emprunté un de mes sacs d’expé, où se trouve accroché mes clés de camp... Je l’obstinais mordicus qu’il les avait égaré jusqu’à ce qu’il me les place sous le nez, bien arrimé après un autre petit sac que j’avais utilisé fin mai... Oh là là!... Je n’ai pu qu’en rire et lui aussi...
Imaginez ce que ce sera lorsque le « diagnostic » sera prononcé...

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