Passer au contenu principal

Le "sens" musical...

J’aimerais vivre la musique, pouvoir en décrire le jeu, celui naissant d’une corde, d’un mouvement de doigts, d’un glissement de crin, d’un souffle...
J’aimerais voir ces notes montant au ciel, s’envolant très hautes, pour redescendre en flocons, qui formeront à la fin cet immense opus ...
J’aimerais vivre ces chants de Noël, être l’une des voix qui ne deviendront qu’une, s’amplifiant jusqu’à éclater dans une symphonie, laissant les néophytes tremblants...
J’aimerais sentir l’harmonie des coeurs des gens, ceux rassemblés pour ne composer qu’une même couleur de mélodie, mélange de blanches et de noires, de croches et de double-croches...
J’aimerais vivre cette euphorie, celle qui balance les hanches au rythme des battements du « choeur »...
J’aimerais toucher la bonne clé, découvrir que le « sol » est solide et meneur, avoir le « do » droit... posture ou imposture???
J’aimerais vivre cet enlèvement gouleyant, qui semble mener très loin, espèce de méditation dirigée et dirigeante...
J’aimerais goûter aux sourires se dessinant sur les lèvres des musiciens, aux mots s’échappant de la bouche des chanteurs, au sucre des notes...
J’aimerais vivre ce crescendo de « p’tits bonheurs », adopter un rythme allegretto, juste milieu selon moi, sis entre la santé et la maladie...
J’aimerais entendre la musique comme on écoute les oiseaux, sans chercher d’où elle vient, simplement la vivre comme on la saisit... la laisser se déposer sur les tympans de nos vies...
Finalement...
...j’aimerais vivre suffisamment d’années pour rejoindre l’éternité de la musique...

p.s. Hommage à l’OSRAT et à l’EVA... et à leur concert de Noël...

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...