Passer au contenu principal

Gentil Monsieur...

Non, pas le même, un autre... Un peu moins âgé, tout aussi charmant...
Grisonnant, yeux coquins, regard immensément bon... Stature imposante, de corps et de... coeur?...

Rencontres fortuites, semées ici et là, au hasard de nos vies, de nos pas...
Moments aléatoires, non voulus, non choisis, courts instants où veulent jaillir des étincelles, étoiles filantes... Signes, synchronie...

Impression fugace de se connaître ou de se reconnaître... peut-être était-il là quand j’ai eu ce grand « déchirement », l’espace de quelques minutes, à être si près, si inconnus... A-t-il pu sentir mon désarroi, se souvenir de mes appels désespérés?...

Et tous ces frôlements en des lieux exigus, ces chassés-croisés, ces sourires échangés... connivence, complicité... Proximité partagée pendant quelques années, à quelques reprises... Rien d’exubérant, ça se compte sur mes dix doigts...

Mais là, ces dernières semaines, nos chemins se croisent, s’entrecroisent, semblent vouloir converger dans une même direction...

...Illusion??...

Quand je l’aperçois, le temps suspend sa course... comme le flocon, fragile qui s’accroche, avant de poursuivre mollement sa folle « envolée »...

Si de loin, je crois reconnaître l’éclat de sa présence, je me fige, imperceptiblement...

Si, dans mon être, un étau se resserre, m’imposer son visage me calme, m’apaise...

Je sens en lui un fond de timidité, de retenue qui ne fait qu’augmenter son mystère... Il possède un aura de bonté, de sérénité... Sagesse??...

Je m’imagine à ses côtés, marchant sur un sinueux sentier montagneux... Je nous vois arriver à un petit gîte... Il y fait bon, un feu brûle...

Jeu de mon imaginaire « ailé » ou réalité???

...Énigme...

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...