Passer au contenu principal

Pour une quinzième fois


J’avais suivi mon instinct sauvage. Après avoir rapaillé tout ce dont j’aurais besoin pour les vingt-quatre prochaines heures, c’est un peu tardivement que j’empruntai ce samedi, la route 109 N.
 
J’avais avec moi, le vlimeux 20lbs de propane qui avait osé se vider d’une traite en pleine nuit et deux 4L d’eau, en plus d’un petit poêle au butane au cas où... Bref, j’étais chargée comme une mule!
 
Clopin-clopant, j’ai franchi le demi-kilomètre boisé séparant la route, du SylÉmi. Tantôt avec le bagage dans une brouette à manchons, tantôt à remorquer le tout avec le chariot à quatre roues.

Vaut mieux ça que rien!

Chemin faisant, j’apercevais framboises et bleuets gémissants presque dans l’attente d’être cueillis (ou espérant contribuer à bedonner pour l'hiver, les ours du coin!). J’ai même découvert des talles de gadelles, ces petits fruits rouges à saveur caractéristique de-ce-que-sent-la-moufette (mon opinion…). 

Tout de même, je me suis régalée en passant!

Comme d’habitude, j’avais quelques tâches à l’agenda: résoudre le problème avec le propane; peinturer la porte d’entrée, ajuster le couvercle de la boîte à outils...
 
Justement…

J’avais pensé sortir ce dernier, et  le rapporter en ville histoire de tailler le léger surplus à la scie sauteuse. L’Ami Mam avait un peu émoustillé ma motivation à le faire à l’égoïne. Il a eu raison : en 14 minutes-et-3-gorgées, la petite bande d’à peine un quart de pouce faisait… bande à part! 
 
Ne me restait plus qu’à lire tout mon saoul!

Le lendemain matin, après une nuit tranquille loin des bruits et soubresauts de la ville, j’entrepris de débroussailler deux sentiers, l’un menant à la rivière, l’autre au ruisseau. 

J’ai trimé dur pour y arriver, mais c’est fière de moi que j’ai, à la toute fin, traîné le lourd pédalo, espérant à la prochaine visite, le faire revivre un peu. 

Aventure à suivre!!!
"Égoïne à deux faces", rivière Desboues, août 2018

Commentaires

Zoreilles a dit…
Y a rien à ton épreuve, toi! T'es vraiment super débrouillarde et autonome, bravo.

Nous aussi on était au campe en fin de semaine. Pas un mozusse de bleuet à 10 km à la ronde (et pourtant, on en a fait d'excellentes récoltes au fil des années) il faut croire que la forêt a repoussé et ça, c'est la bonne nouvelle. Mais des framboises… Oh lalalala elles étaient mûres et sucrées à souhait, à veille de tomber par elles-mêmes! J'avais prévu le coup en apportant un peu de sucre et des pots vides pour m'en faire des confitures sur place et les rapporter en ville pour les congeler. Je suis pas sûre qu'on va se rendre à l'hiver, elles sont trop bonnes hihihi!
Fitzsou a dit…
Oh que oui y'a plein de choses qui résistent à mon épreuve Zoreilles. Ne me surestime pas! Entre autres, ce fameux boulon qui ne veut pas lâcher prise et qui m'empêche de rebrancher le propane.

Je devrai trouver plus fort que moi, capable d'endurer 45 minutes de route cahoteuse pour ensuite marcher dans les framboisiers avant d'arriver au SylÉmi.

Je cherche encore... Hahahaha! ;-)
Le factotum a dit…
Mais vous devez m'emprunter un '' pipe wrench ''.
Et vous en servir en dévissant dans le sens horaire.
Ohhhh... M. Le Factotum... que vous me donnez là une bonne idée! Je savais pour le "contrarieux" sens lié au propane... Merci de me le rappeler. J'hésitais...
D'après vous, est-ce que 2 clés à molette feraient l'affaire???
Le factotum a dit…
Normalement, cela est suffisant.
Bonne journée!

Messages les plus consultés de ce blogue

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...