Passer au contenu principal

« Partir c’est…



… quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. « (P. Fillet)
 
Un bon début pour vous raconter ce voyage qui s’est déroulé sous forme de « road trip » à-travers le Canada. Je vous transporterai, jour après jour, tout au long du chemin parcouru. J’imagerai les écrits par quelques photos représentant le plus fidèlement ce que j’ai vu, vécu. 

Ça ira comme suit…

Retour sur le 1er juin: 
Rouyn-Noranda, Qc-Hearst, Ont (440 km)

« … J’ai quitté Rouyn-Noranda ce matin. Je m’étais invitée chez ma Chum Gaa. J’avais besoin d’un départ tout en douceur. 

Une visite éclair en après-midi, chez son Amie Mod m’a renseignée sur certains détails de ce qui m’attendait, du moins jusqu’à Winnipeg. Elle m’a même chaudement recommandé, une fois là-bas, de me rendre jusqu’à la ville de Gimli. À suivre…

C’est donc par Duparquet que j’ai roulé les premiers kilomètres. Au hasard des heures, j’ai croisé un bûcheron assis sur une souche, un orignal fait de bois flotté (je l’ai photographié exprès pour toi l’Ami Ray), un ours géant à Kapuskasing, un dinosaure à Mattice… 

C’est à partir de là que j’ai pris la grave décision (!) de ne plus m’arrêter systématiquement pour photographier chacun de ces trucs gigantesques qui ornent le bord de la route. Tant pis! Je ne ferai pas comme le gars du film « Sept jours ».

Je ferai… autrement!... »
"Par là le Québec!", Iroquois Falls,  juin 2015

"Projet pour Ray", Smooth Rock Falls, juin 2015

"L'ours géant de la route 11.", Kapuskasing, juin 2015
"Figé dans le Temps", Mattice, juin 2015

Commentaires

Zoreilles a dit…
Eh bien moi, je ne regrette pas du tout que tu te sois arrêtée pour prendre ces clichés qui viennent jalonner « notre » première journée de ce road trip! Tu es passée par Duparquet, sur la route de Matheson? Bon choix!
Juste qu'il y en avait partout finalement de ces monstres! Je voulais faire comme le gars du road trip "Sept jours"... Je me suis tannée avant!

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...