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Divagation...

« Quand tu reviendras de là-bas, quand tu auras fait le vide du plein de ta vie, dis-moi… Promets-moi…

Quand de ces longs jours, ne restera plus que les souvenirs, les effluves, les rires, dis-moi… Promets-moi…

Quand les mois d’hiver se seront enfin tassés, qu’ils auront fait place au soleil jaunasse du printemps, dis-moi… Promets-moi…

Promets que de tes sens tu me feras revivre ces instants…

…que tu sauras me décrire avec exactitude la couleur orangée-bleutée des flammes dans le poêle à bois…

… que tu sauras me partager l’odeur de boucane qui aura flotté dans l’air…

… que tu sauras me faire goûter un peu de cette nourriture, celle qui nourrit et le corps et l’esprit…

… que tu sauras me faire ressentir la rugosité de l’écorce en caressant mon corps de tes doigts crevassés…

Quand le temps n’aura plus autant d’importance que l’ici…

Quand nous aurons le présent rien qu’à nous et que pour nous…

Jure-moi alors de me rappeler, que l’ange ne s’était pas envolé pour rien… »

Commentaires

Le factotum a dit…
Hum!!! cela sent l'âtre de la maison familiale...
Ajouté à tout cela,l’adéquation et la proximité des sens...
Bravo.
Sally Fée a dit…
Ton billet a un parfum de regret, celui d'un temps qu'on voudrait peut-être ne pas croire révolu.

Ce n'est peut-être aussi que divagation...
M.Le Factotum: à tout le moins le poêle à bois d'un certain camp...

Ma Bonne Fée: un ennui passager je crois...
Zoreilles a dit…
J'aime qu'on ne puisse pas tout à fait comprendre de quoi et de qui il s'agit... On peut meubler ton texte de ses propres images et y écrire sa propre histoire.
Zoreilles, M.Sobieraj m'a fait un commentaire similaire, au niveau de la difficulté à saisir parfois le sens de certains billets...
Je pense que je ne donne pas assez d'explications quand je ne fais qu'écrire pour écrire parce qu'il me vient de beaux souvenirs en tête...
Je vais faire attention...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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