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Tranche de vie


( toujours le 14 février…)

« … je ne peux m’en empêcher… Comme ça, en plein souper quatre services, un soir comme les autres (!)…

… euh…

… j’alterne les bouchées avec les pages du bouquin « Dear John » de Nicholas Spark, roman débuté il y a un peu moins de cent ans…

… potage et verdures appartiennent déjà au passé… Le basmati attend sagement aux côtés d’un saumon délicieux, baignant dans sa sauce tomatée à la « je ne sais quoi » car je n’ai ce soir, ni goût ni oreille (!) pour le dire (ou le répéter)…

… le Tiramisu a atterri comme un seul homme, à la toute fin, au moment même où, après avoir siroté du shiraz pendant trois heures, je signifiais au magicien qui faisait mélodier sa guitare, que j’avais apprécié sa musique en sourdine…

… le resto nargue Winnipeg du haut de ses douze étages. Ambiance de flammes d’amour, musique jazzée, fleur rose sur nappe blanche, conversations feutrées et service impeccable par une impeccable Filipino aux longs cheveux et tablier sombres…

… « Everything is ok? » Mary Rose s’inquiète du fait que je ne mange pas assez vite je crois...

… faut dire que les soupers à « trois », ça me connaît bien maintenant!*…»

* Depuis 2008, chaque été, je me paie Gîte et bouffe à l’Islet-sur-Mer… et chaque fois, je prends trois bonnes heures pour profiter de la vie, de la bouffe, de la musique… ce que j’appelle « le temps de prendre enfin du temps pour moi… »

photo: Winnipeg, "sky is the limit"... février 2011

Commentaires

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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