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"... car la vie, est si fragile..."

... je ne suis pas certaine de désirer vraiment m’aventurer sur ce sujet...

... J’ai appris ce soir, qu’un jeune homme avait fermé l’oeil à tout jamais sur sa vie ce matin... Un très jeune homme... né de l’union de deux personnes que j’ai fréquenté pendant les années du secondaire et du collégial... Deux personnes que je ne vois plus qu’occasionnellement, mais dont j’imagine sans peine la douleur, le chagrin...

Quand je fus informé de ce fait, j’étais à me plaindre de ce qu’une mouffette, étant débarquée dans mon entrée pour y saluer un Méo plutôt amical, y avait laissé une traînée malodorante que nous avions importé dans la maison, la voiture... Qui avait imprégné nos chaussures, nos cheveux...

Rien, ce n’est rien du tout... À côté de...

... je me demande... comment c’était dans son univers à lui, hier...

... Et quand le soleil s’est levé sur le lac ce matin, pour lui, qu’est-ce qui s’est passé dans sa tête...

Et les jours avant, l’a-t-il laissé paraître, en a-t-il glissé un mot à quiconque...

Ou s’est-il éteint en emportant avec lui cet incommensurable secret...

J’aimerais être un vrai ange, partir le retrouver et en parler avec lui...

Tenter de comprendre, pour pouvoir ensuite l’expliquer à ses parents, à sa famille...

Peut-être que ça allégerait leur peine, peut-être pas...

... Et est-ce que ça pourrait donner des pistes de solution afin de mettre un terme, une bonne fois pour toutes, à ce sanglant désarroi qui envahit parfois les êtres...

Peut-être bien, peut-être pas...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...