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Derniers mots


Nous y voilà enfin. Au moment où j’écris ces lignes, l’Amie Lib se laisse bercer, bien relaxe, dans le bus qui l’amènera jusqu’à St-Jérôme où j’irai la chercher en mi-après-midi.
 
Nous aurons le reste de la journée pour jaser rando, comparer nos t’as-mal-où ainsi que le contenu de nos sacs à dos respectifs et aller marcher un peu le village si le cœur lui en dit. Et qui sait? 

On pourrait bien décider de souligner l’évènement en allant siroter une bonne bière fraîche sur la terrasse du Resto-Pub de la Montagne… Vu que le beau Temps se montre enfin… 😉

Tout ça pour en arriver au fait que je prendrai tout juin de congé, histoire d’accomplir cette marche, à l’allure de pèlerinage. 

Une moyenne de vingt kilomètres par jour, d’Ottawa à Montréal, sur le Chemin des Outaouais. 240km projetés en 12 jours. Combien seront réalisés? Je vous raconterai. Début juillet.

Prenez cela comme des vacances pour l’Ange-aux-mille-mots-mille-histoires.
J’essaierai de prendre quelques notes. D’immortaliser des moments. Le sac à dos est prêt, ma motivation et mon courage aussi. Reste à voir ce qu’en pensera le physique, de bas en haut… 

De haut en bas…
« À la grâce de… », St-Joseph-du-Lac, juin 2019

Commentaires

Le factotum a dit…
Dire que pour mon dernier voyage en Italie, j'avais écris trois lignes.

Bonne randonnée à vous deux.
Fitzsou a dit…
Merciiii M. Le Factotum... tout va bien. Nous débutons notre 7e journée :118km derrière nous, une journée de plus d'une vingtaine pour ajd sous la pluie. Déjà plus de la moitié de fait...😉
Le factotum a dit…
Bravo!
Malgré une température qui se lit assez maussade, je vous souhaite une deuxième partie de parcours des plus agréables.

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À marée haute

Le ciel avait revêtu sa couleur printanière. Un beau bleu lumineux. Éclatant. Invitant. Le soleil, lui, offrait sa brillante présence. C’est dans cet écrin, que le SylÉmi s’était présenté à moi en toute simplicité, après ses longs mois de camouflage hivernal. Six mois s’étaient écoulés depuis ma dernière visite. Long. Trop long.   Le ruisseau, scindant le sentier en deux, avait de l’eau dans les yeux. Un trop-plein. Comme dans les miens . J’avais dû aligner mes pas sur un tronc d’arbre renversé par quelques valeureux vents pour le traverser. Un pont naturel. Comme je voyageais léger, ça s’était fait sans souci. La nature avait été clémente pour le P’tit camp : aucun arbre ne s’y était étendu. Aucun bris et… qu’une seule souris, gisant en plein centre, comme surprise en plein élan.  Pauvre Petite; heureuse nouvelle… Le SylÉmi m’ouvrait sa porte, me rappelant la dolce farniente qu’elle seule pouvait offrir. J’avais décidé qu’en 2018, je m’en gaverais! Tout ça

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« … Hier matin, sidérée devant l’étincelant soleil, je n’eus plus qu’une idée en tête : me rendre au SylÉmi pour prendre de ses nouvelles!  Profitant du passage en région de mon Ami Granbyen, je lui lançai l’invitation, laquelle il accepta sans hésitation. C’est ainsi que tôt en après-midi, la route 109 nord mit la table pour notre conversation qui se fit sans arrêt jusqu’au troisième pont de la 804. Vous me suivez?... Sur place, la fraîcheur automnale força nos actions. Après une courte déambulation aux alentours histoire de saluer le ruisseau et la brune Harricana, on vidangea le baril d’eau de pluie et on débarrassa les galeries de leurs feuilles mortes.  Jasant les yeux levés vers Galarneau, le Temps passa aussi vite qu’un vent d’octobre. Sonna très rapidement le retour. Dommage! J'avais oublié ( pour une rare fois ) l’appareil photo. C’est ainsi que ce matin, je racontais à Ernest ( je l’ai baptisé ce matin, à défaut de me souvenir si je