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Si l’été m’était conté



« … Elle semblait nager dans le champ où se pointaient une multitude de petites têtes rouges. Une odeur suave flottait dans l’air.

Étendue de tout son long sous les chauds rayons d’un déclin de soleil, la Femme rampait droit devant, au rythme des talles se dévoilant à elle. Elle se sentait être fleur parmi les fleurs; brin d’herbe parmi les brins d’herbe.

Un vent léger soufflait sur la végétation, lançant les feuillus des alentours, dans une étrange et langoureuse valse lente. Plus loin, elle voyait briller les eaux du lac venues frôler le pied de la colline.

Elle aurait pu choisir de paresser ventre à terre encore longtemps, parce qu' elle adorait cette impression de légèreté que lui procurait l’été… »
(Atelier d’écriture « Osez la plume-Plume d’été »; exercice du 29 juillet, légèrement modifié et mis au goût du jour… Droit de l’auteur ;-)…)
« Ouverture », St-Damien-de-Buckland, juillet 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Quel bel exercice... Et ta photo est magnifique!
Le lieu physique l'était tout autant!Tout comme je conserve un indicible souvenir du Temps où j'allais ramasser les petites fraises des champs. Un vrai bonheur!

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