Passer au contenu principal

Si l’été m’était conté (5)




« … Et j’ai dansé l’été, comme si j’étais un chêne aux feuilles découpées. À sentir le vent secouer mes vieilles branches. Vieilles hanches…


J’ai dansé l’été, jusqu’en respirer les moindres parfums. Aspirer son air. 
Douceur…


J’ai dansé l’été sur les ailes d’un oiseau imaginaire, métallique. 
Sans bruit…


J’ai dansé l’été comme si plus rien d’autre n’existait que moi. Légèreté retrouvée…


J’ai dansé l’été pour ne plus être que… moi! Pour retrouver mes racines, les sentir fortes et fières.


J’ai dansé, dansé, dansé. 
Valsé avec le Temps, ce Temps qui passe. 
Si vite, trop vite…


Bref, j’ai dansé l’été juste avant de m’envoler… »

« Valser l’été », Jardin des Métis, Grand-Métis, juillet 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Douceur, liberté, légèreté, ce billet est un cadeau pour tous ceux qui passeront par ici... Merci d'écrire!
Merci de me lire Zoreilles! Écrire pour soi est une chose; écrire en sachant que d'autres nous lisent, en est une autre. C'est comme de secrets échanges, qui très souvent, demeurent anonymes.
J'aime que se brise l'anonymat! ;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...