Passer au contenu principal

Si l’été m’était conté (6)



« … Je suis oiseau libre, avide de cieux nouveaux. Je ressens en moi l’urgence de vols planés, envoûtantes envolées. Mon esprit précède; le cœur, léger, suit. 

Je déroule les routes à défaut de pouvoir les survoler. Je campe chez les étrangers pour échanger rêves et traversées.


Je sens en moi la douceur du Bonheur. Il me tend la main et me rend heureuse.

Je le crie haut et fort sans craindre qu’il ne s’efface ou ne parte sans laisser de trace.


Je le sais fidèle car il est partie de moi. Et lorsque le doute tente de s’infiltrer, je me retourne et je l’imagine, ce Petit Bonheur qui me regarde, souriant. 
Rassurée, je poursuis ma route, droit devant.


Le soir venu, quand s’éteint Galarneau, je dépose les mains sur le chakra de mon cœur, et je dis « Merci ».

Merci pour la Vie, pour l’espoir et l’abandon. 

Merci la Vie, pour tout ce Temps, tous ces bons moments. 


Merci la Vie… »
(exercice proposé: utiliser la saison comme métaphore pour exprimer la Vie)

« L’arbre du silence porte les fruits de la paix. »
Proverbe arabe
St-Damien-de-Buckland, juillet 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Ah que c'est beau, on devrait lire ça tous les matins, ça nous partirait bien la journée!

Merci, c'est très gentil Zoreilles. C'est vrai qu'on devrait le répéter, matin, midi et soir... Que l'on est heureux, que l'on touche au bonheur, dire aux gens qu'on aime... qu'on les aime (j'aime tellement la publicité de TVA qui annonce la prochaine saison sur un air de Valérie Carpentier...)
Répéter ad vitam aeternam "Merci la Vie"...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...