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Si l’été m’était conté (5)




« … Et j’ai dansé l’été, comme si j’étais un chêne aux feuilles découpées. À sentir le vent secouer mes vieilles branches. Vieilles hanches…


J’ai dansé l’été, jusqu’en respirer les moindres parfums. Aspirer son air. 
Douceur…


J’ai dansé l’été sur les ailes d’un oiseau imaginaire, métallique. 
Sans bruit…


J’ai dansé l’été comme si plus rien d’autre n’existait que moi. Légèreté retrouvée…


J’ai dansé l’été pour ne plus être que… moi! Pour retrouver mes racines, les sentir fortes et fières.


J’ai dansé, dansé, dansé. 
Valsé avec le Temps, ce Temps qui passe. 
Si vite, trop vite…


Bref, j’ai dansé l’été juste avant de m’envoler… »

« Valser l’été », Jardin des Métis, Grand-Métis, juillet 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Douceur, liberté, légèreté, ce billet est un cadeau pour tous ceux qui passeront par ici... Merci d'écrire!
Merci de me lire Zoreilles! Écrire pour soi est une chose; écrire en sachant que d'autres nous lisent, en est une autre. C'est comme de secrets échanges, qui très souvent, demeurent anonymes.
J'aime que se brise l'anonymat! ;-)

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